Afin de mieux informer les populations, en particulier les jeunes et adolescents, sur les questions de santé sexuelle, le Centre de réflexion et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis) a relancé, vendredi 19 mai dernier à Abomey-Calavi, les activités de sa « ligne jaune Info-santé ».

La ligne jaune 96 00 00 01 initiée par l’Ong Ceradis est à nouveau fonctionnelle pour la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs, en particulier la lutte contre le Vih/Sida au Bénin. Suspendue pendant un moment pour les besoins d’amélioration de la qualité du service, elle est remise en service pour contribuer à l’amélioration de la réponse nationale sur les questions de Vih/Sida, de santé sexuelle et reproductive, notamment des jeunes et adolescents au moyen de la communication pour le changement de comportement au profit des groupes les plus vulnérables.
Ce dispositif est un moyen adéquat pour les populations analphabètes de pouvoir accéder à l’information en santé sexuelle et en santé de la reproduction sans qu'il ne soit nécessaire de savoir lire et écrire. Avec cet arsenal, l’accueil et l’écoute attentive sont assurés relativement à toutes les préoccupations et attentes des appelants. Leur orientation vers des centres spécialisés proches de leur environnement permet de répondre à leurs besoins spécifiques. Ce dispositif est animé par des jeunes pairs-éducateurs formés aux questions liées à la santé sexuelle et de la reproduction et spécialisés en communication interpersonnelle et councelling. Cette ligne est gratuite pour tous les abonnés Mtn et la communication peut se faire en français, anglais et dans les principales langues nationales du Bénin comme le fon-gbé, le mina, le goun-gbé, le yoruba, l’adja, le dendi ou le bariba, tous les jours ouvrables de 8 h à 20 h et les samedis de 8 h à 13 h.
Selon le directeur exécutif de l’Ong Ceradis, Nourou Adjibadé, la mise en service de cette ligne d’écoute sur le Vih/Sida et les questions liées à la santé sexuelle et à la reproduction, répond à la nécessité de satisfaire une population qui manifeste le désir d’exposer et de discuter de ses préoccupations de façon anonyme. Cette ligne a été mise en service en 2009, rappelle-t-il, et a permis d’enregistrer 40 000 appels portant sur toutes les thématiques de la santé de la reproduction, à savoir : le Vih, les grossesses non désirées, les avortements, les hépatites virales, les infections sexuellement transmissibles en général et les violences basées sur le genre. Un tel résultat ne peut que séduire des partenaires et ils sont nombreux à soutenir l’initiative.
Au nombre de ces partenaires, il y a la Fondation Mtn qui a mis gracieusement cette ligne à la disposition de l’Ong et des populations. Il y a également le ministère de la Santé, le Comité national de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, l’Onusida, et le Royaume des Pays-Bas.
Selon la représentante de la Fondation Mtn, Ayaba Viviane Sissuh, cette ligne apparaît comme un moyen de promouvoir les droits des femmes, notamment sur les questions liées à la planification familiale de même que les violences basées sur le genre. Cette ligne, poursuit-elle, permettra de contribuer au renforcement de l’offre de soins communautaires et publics, à la lutte contre les discriminations et la stigmatisation et à la mise en place d’un observatoire sur les politiques publiques de santé?

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