Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a tenu un point de presse ce lundi 15 mai à Cotonou, pour expliquer à l’opinion publique les motivations et la pertinence des réformes engagées dans le secteur. Entre autres, Marie-Odile Attanasso a annoncé les examens nationaux pour l’obtention de la licence et du master pour le mois d’août prochain.

Les premiers examens nationaux pour l’obtention de la licence et du master auront lieu en août prochain, a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, ce lundi 15 mai face à la presse. Et ils se feront dans une période transitoire de trois ans au cours de laquelle les établissements privés d’enseignement supérieur (Epes) doivent se mettre en règle vis-à-vis des textes, indique l’autorité. Ces examens ne sont ni discriminatoires, ni contraires aux textes en vigueur, ni au système Licence-master-doctorat (Lmd), clarifie le ministre. Ils ne sont non plus incompatibles avec l’appartenance du Bénin au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), ajoute-t-il.
Les réformes entreprises par le Gouvernement dans l’enseignement supérieur visent à assainir le secteur pour une meilleure crédibilité des diplômes délivrés, laisse entendre le ministre, pour couper court aux polémiques suscitées par ces réformes dans le rang des promoteurs d’Epes. La co-signature telle qu’elle est conçue et pratiquée actuellement crée une énorme injustice aux parents et aux apprenants qui n’ont toujours pas la bonne information pour choisir le bon établissement, signale Marie-Odile Attanasso.
Sur plus de 146 Epes autorisés par l’Etat béninois pour la licence et le master, seulement 52 bénéficient de la co-signature de diplômes. D’où la nécessité d’harmoniser l’ensemble des diplômes délivrés par tous les établissements par l’organisation des examens nationaux de licence et de master auxquels seront soumis les étudiants des Epes, justifie le ministre.
Parlant des avantages de ces réformes, Marie-Odile Attanasso affirme que les inégalités et injustices créées par le système actuel seront corrigées. Les réformes visent également à sécuriser et à rentabiliser les importants investissements financiers des promoteurs et des parents. La légitimité des Epes sera reconnue et l’Etat béninois pourra accompagner les Epes en se basant sur les performances de chacun d’eux, assure le ministre de tutelle.
Lesdits examens offrent aux apprenants deux possibilités : ils auront une attestation après validation des 180 crédits pour la licence et 300 pour le master. Une attestation qui peut être utilisée dans les pays de la sous-région et dans l’espace Cames. Les apprenants pourront également être retenus pour les examens d’Etat. Ces réformes vont améliorer considérablement la qualité de l’enseignement dispensé dans les établissements privés, espère le ministre Marie-Odile Attanasso qui invite les promoteurs privés d’enseignement supérieur à entrer dans le processus d’homologation de leurs établissements.

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