Dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle portant sur le thème « Propriété intellectuelle et changement climatique », l’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi) a organisé, les 12 et 13 septembre derniers, une formation sur la rédaction du mémoire descriptif en faveur des centres de recherche. Celle-ci vise à renforcer leurs capacités afin qu’ils parviennent à présenter un dossier de demande  de brevet d’invention pour leurs produits.            

L’idée qui sous-tend la formation, précise Estève Dègla, chef du Service juridique de l’Anapi, est d’aider les inventeurs à protéger et labelliser leurs produits par le brevet qui est un titre destiné à protéger une invention.  
Au Bénin, a-t-il souligné, «nous avons des personnes qui fabriquent des produits extraordinaires mais elles ne sont pas connues, leurs produits ne sont pas reconnus ni protégés». Même à l’université, des professeurs réalisent de merveilleuses inventions mais qui ne sont pas non plus protégées, a poursuivi le chef du service juridique de l’Anapi. La raison de cet état de choses, a-t-il expliqué, c’est que les inventeurs et les chercheurs n’arrivent pas à rédiger le document de brevetage. A travers ce séminaire, l’Anapi entend les former pour les rendre à même de le faire et de demander un brevet auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. Le brevet leur permet d’avoir un droit exclusif d’usage de leur invention et les sécurise véritablement. Car dans un contexte de libéralisme économique, a souligné Estève Dègla, il est important de se mettre à l’abri de la concurrence sur son invention.
Dans son mot d’ouverture en différé de la formation, Mathias Gbênjona Agon, directeur général de l’Anapi, revient sur les bienfaits du brevet d’invention. Selon lui, il confère à son titulaire des droits lui permettant de tirer profit de son travail et de son investissement, fait connaître et récompense les inventeurs. Malgré cela, la faible expertise en la matière fait que les résultats de recherches sont encore en souffrance dans les laboratoires ou enfermés  dans des mémoires et publications scientifiques, a déploré le directeur général. «Il est donc impérieux que les chercheurs, inventeurs et innovateurs soient imprégnés des procédures et de la démarche pour monter leur dossier de brevet d’invention», a-t-il fait savoir. Au-delà des retombées pour les chercheurs, le brevet d’invention revêt une importance également pour l’économie, a renchéri le directeur général de l’Anapi.
Au cours des deux jours de formation, les participants ont été édifiés sur les thématiques telles que « Qu’est-ce qu’un brevet d’invention et comment l’obtenir? » ; « Leçon introductive à la rédaction du mémoire descriptif» et « Rédaction du mémoire descriptif ».
A l’occasion, l’inventeur Justin Hounguèvou a présenté son invention de foyer amélioré doté d’un feu automatique intégré et qui n’a pas besoin d’allumette pour être actionné. Selon lui, son foyer a beaucoup d’avantages dont la possibilité de programmation de la cuisson des repas, le respect de l’environnement à travers la réduction de 50% de la consommation de combustible. Le foyer est non salissant et ne dégage pas de fumée, insiste l’ingénieur expert en Technologie durable.
Il convient de signaler que la formation entre dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle dont le thème est «Propriété intellectuelle et changement climatique».

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