Les travaux entrepris dans le cadre du projet asphaltage évoluent avec leur lot de difficultés pour les riverains qui, par endroits, ont du mal à accéder à leurs domiciles. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, mesure l’ampleur de ces problèmes et rassure, au détour de cet entretien, des instructions données aux entreprises de réduire les peines des populations qui doivent jouir des fruits du projet, une fois à terme.

La Nation : Monsieur le ministre, quel est l’état des lieux des travaux d’asphaltage ?

Ministre José Tonato : La phase A des travaux lancée est le tiers du projet asphaltage. Quand j’ajoute le réseau hors asphaltage, je dis que la phase A est le quart du projet asphaltage. Nous sommes partis pour révolutionner complètement le paysage urbain de nos villes.

A terme, quel sera l’impact du projet sur le quotidien des Béninois ?

Je me souviens que lors des premiers projets de la Banque mondiale dans les années 80,93,94 et consorts, on avait fait une petite étude pour démontrer que pour un franc investi par l’Etat, le privé avait investi au bout de trois ans, quinze francs. Ça veut dire que si nous faisons des voies, les gens vont construire des boutiques, améliorer leurs maisons, investir dans les services à apporter aux populations  et aussi le foncier va reprendre de la valeur.

Que retenir des travaux dans les villes où ils ont été lancés ?

Sur les neuf villes, nous approchons un taux global moyen d’environ 30 %. Le projet avance, se concrétise, les neuf villes aujourd’hui sont en chantier. A Calavi, c’est dix-huit rues, à Parakou, Cotonou, Haie Vive c’est plus de quatre-vingt-dix rues. Allez voir, c’est une réalité. On donne rendez-vous à la fin du projet. Mais vous savez qu’avant la fin du projet asphaltage on aura à démarrer le projet des marchés urbains, les logements de Ouèdo pour lesquels on a effectué la viabilisation primaire. On aura démarré à Calavi la plateforme agroalimentaire régionale qu’on appelle marché de gros qui est un marché international, la construction des cités administratives, des cités ministérielles, la liste est longue. Pour moi en tout cas au ministère du Cadre de vie et du Développement durable et à l’Agence du Cadre de vie, tout va bien, les choses se passent assez bien. Nous avons le devoir de mettre la pression sur les entreprises, sur nos missions de contrôle pour ne pas avoir de surprises, mais ces missions-là savent qu’elles ont la bonne disponibilité des autorités, tant déconcentrées que décentralisées. Tout est en place pour les aider; les questions de libération d’emprise, nous les traitons de manière concertée et intégrée, voilà pourquoi, nous avons le préfet dans les visites.

Certains estiment qu’il fallait lancer les travaux zone par zone, qu'en dites-vous?

Vous savez, le Bénin regorge tellement de spécialistes. Ils ont bien raison quelque part. Nous aurions bien aimé décaler, mais les besoins n’attendent pas. Les collègues peuvent vous dire quelles sont les simulations que nous avons faites pour nos villes pour ne décider que de lancer le tiers du projet asphaltage. Imaginez Cotonou si nous avions lancé la moitié, ce serait difficile de trouver des déviations et d’avancer. Pour que la ville continue de fonctionner et que les gens ne soient pas impactés dans leurs activités économiques, il faut trouver la bonne mesure. Les travaux apportent un peu de désagréments, un peu de pénibilités dans la vie de tous les jours. Nous faisons en sorte que ces pénibilités et ces désagréments soient réduits au maximum.

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