En collaboration avec le gouvernement, la préfecture maritime, les forces navales, Sea Shephred et l’Ong Eco Bénin, ont organisé une patrouille dans la zone économique exclusive du 29 avril au 18 mai qui a permis de révéler quelques insuffisances liées à l’activité de la pêche maritime. Les irrégularités constatées nécessitent des actions fortes pour préserver les ressources halieutiques.

La surveillance de la zone économique exclusive autorisée par le gouvernement à travers un mémorandum d’entente signé le 17 avril dernier a permis de révéler des insuffisances dans l’activité de pêche maritime. Une patrouille conduite par les forces navales, la préfecture maritime, l’Ong Eco-Bénin et leur partenaire Sea Shephred sollicité pour la circonstance a permis de réguler la pêche maritime illicite sur 22 % du territoire maritime du Bénin, avec 8 navires de pêche inspectés sur 21 ayant obtenu une licence de pêche au cours de la période. Au nombre des irrégularités, on note le manque de contrôle des navires au-delà de 20 nautiques en haute mer. Ce qui engendre des failles dont profitent les navires industriels. L’inexistence de quotas de pêche, l’utilisation systématique de dispositifs de concentration des poissons qui n’est pas réglementée, l’absence de système automatique de suivi ou des systèmes automatiques d’identification des navires comme les Vms et les Ais, la non mise à jour des autorisations de navigation, la pêche des espèces protégées par la convention Cites, tels que des requins soigneux qui devraient être relâchés comme le recommandent les instances internationales.
Selon Gauthier Amoussou, coordinateur d’Eco-Bénin, c’est déjà un bon début avec cette première édition de la surveillance de la mer, rendue possible grâce au gouvernement du Bénin représenté par cinq ministères dont les ministères de l’Economie et des Finances, de la défense nationale, de la Justice… C’est la preuve, à en croire Gauthier Amoussou, que le Bénin est préoccupé par ses ressources marines notamment les ressources halieutiques. Aussi, les exploitants doivent-ils désormais se conformer à la réglementation en la matière. Rappelons que le Bénin a tiré beaucoup de ce partenariat, à savoir le renforcement de capacité des forces navales et des inspecteurs de pêche. Ainsi, le gouvernement œuvre pour l’utilisation durable des ressources halieutiques, dans un contexte de développement de l’économie bleue.

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