La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin, (Cstb) tient à sa motion de grève de quarante-huit heures débutée mercredi 15 mai dernier. Le gouvernement, à travers le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle prend ses responsabilités, pour assurer les cours aux apprenants dont la plupart se retrouvent dans une phase de révision pour les examens de fin d’année.

Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle n’entend pas cautionner l’abandon des classes du fait de la grève de quarante-huit heures déclenchée par la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin. Alors que celle-ci débute mercredi 15 mai dernier pour s’achever ce jeudi, une instruction ferme a été donnée à travers une note circulaire n°808/Mestfp/Dc/Sgm/Sa dont l’objet s’intitule : maintien du personnel Mestfp présent au poste de travail au cours de la journée du mercredi 15 mai 2019. Selon Marcellin Anoumou Hounwanou, directeur adjoint de cabinet, signataire de la note, la décision s’inscrit dans le cadre des dispositions à prendre pour la continuité du service public.
« A cet effet, un point de présence de ladite journée est attendu au secrétariat particulier du ministre avec des précisions sur l’heure d’arrivée et de sortie de chaque agent dans la matinée et dans la soirée au plus tard le jeudi 16 mai à 9 heures», précise la note. La cellule de communication de la Cstb a pour sa part, fait le point partiel de la grève. « Il se dégage que, des départements de
l’Alibori au Mono en passant par
l’Atacora, la Donga, le Borgou, les Collines, le Zou, le Plateau et le Couffo, le mouvement de grève a été accueilli avec enthousiasme par les travailleurs de toutes catégories et a été diversement suivi, notamment dans le secteur de l’administration publique et de l’éducation. Certains travailleurs ne se sont pas présentés au service, par contre d’autres ont préféré faire une grève sur le tas, c’est-à-dire, se présenter au service sans travailler », a-t-elle détaillé. « On peut estimer le pourcentage de suivi de la grève dans les 10 départements cités à un peu plus de 50 %. Dans l’Ouémé et le Littoral, c’est cette dernière forme de grève sur le tas qui a dominé. Les travailleurs, mécontents, se sont présentés au service mais dans la plupart des ministères et autres services publics, ils n’ont pas travaillé à plein temps », précise la cellule de communication de la Cstb.

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