Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, était face aux professionnels des médias hier jeudi 9 mai à la salle de conférence de son ministère. L’objectif de cette rencontre est d’informer l’opinion des réformes phares du gouvernement dans le secteur de l’éducation. Il s’agit en effet de la constitution d’une base de données des aspirants au métier d’enseignant, une initiative dont la finalité est d’améliorer la qualité de l’éducation et de rompre avec la formation au rabais des apprenants.

« L’établissement d’une base de données par le biais d’un test d’aptitude au profit des aspirants au métier d’enseignant dans le primaire et dans le secondaire général s’inscrit dans une démarche d’exploration et d’anticipation sur les capacités de notre pays à couvrir effectivement les besoins en personnel enseignant pour les deux sous-secteurs », a expliqué le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo face aux hommes des médias. Il sera question dans le cadre de cette réforme entreprise par le gouvernement, souligne-t-il, de rendre disponible une base de données sur les compétences des aspirants au métier d’enseignant. Le ministre a précisé qu’il s’agit d’une réforme nécessitée par un certain nombre de constats réalisés dans le domaine de l’éducation. Il révèle que dans ce sous-secteur, il y a des groupes pédagogiques sans enseignants, une insuffisance d’infrastructures, une inégale allocation des différentes communes en personnel enseignant, un défaut d’utilisation optimale du temps scolaire. « La mission du gouvernement à ce niveau est d’améliorer la qualité de l’éducation, d’améliorer les indicateurs d’accès équitable au secteur de l’éducation et également de disposer d’un modèle éducatif compatible à la structure économique ainsi qu’aux ambitions de développement de notre pays », a martelé le ministre Mahougnon Kakpo. Ceux qui sont concernés par ce test d’aptitude sont les détenteurs d’un diplôme professionnel ou académique ou ceux ayant un baccalauréat mais qui aspirent devenir enseignants au primaire, ainsi que les détenteurs d’une licence académique qui souhaitent enseigner au premier cycle et ceux ayant une maîtrise ou master 2 capables d’enseigner au second cycle d’enseignement général. Les candidats vont composer dans les matières telles que la culture générale et une matière de spécialité pour le secondaire. Par contre, pour les aspirants aux écoles maternelle et primaire, ils vont plancher en communication écrite et en mathématique.
Au terme du processus d’inscription sur la liste déroulé du 8 au 19 avril dernier, avec l’implication de l’Office du baccalauréat pour conduire le processus, au total 47 000 dossiers ont été reçus et 39 149 candidats sont retenus pour prendre part au test. Au niveau du secondaire, 11 221 dossiers sont enregistrés pour le premier cycle et 5 680 dossiers pour le second cycle. Pour le compte du primaire, au total 22 248 ont été reçus. La composition est prévue pour le samedi 11 mai et les candidats seront répartis dans 46 centres de composition. Les résultats seront remis au gouvernement du 20 mai au 8 juin d’après le ministre qui a rassuré que toutes les dispositions sont prises pour la réussite de ce test qui permettra de rompre avec la formation au rabais des apprenants. Rappelons qu’en 2016, le gouvernement a recruté près de six mille enseignants pour le compte du sous-secteur du primaire et du secondaire.

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