Le recensement national des artisans, initiative du gouvernement qui participe de sa détermination à sortir ces acteurs de la précarité, a pris fin le 17 mars dernier, après une première prolongation du délai. Toutefois, beaucoup d’artisans parmi lesquels les conducteurs n’ont pas pu se faire enregistrer et implorent la clémence du chef de l’Etat pour une nouvelle phase.

Les conducteurs de taxis, réunis au sein du Collectif des syndicats de conducteurs et travailleurs assimilés du Bénin (Cosycotrab) qui regroupe trente-deux organisations implorent la clémence du président de la République, pour une nouvelle phase du recensement national des artisans qui a pris fin il y a quelques semaines. Les conducteurs laissés en rade après ce processus de recensement national des artisans, pour diverses raisons, avoisinent trois mille selon les explications de Abraham Agbowakounou, secrétaire général de l’Organisation des conducteurs de taxis ville des communes du Bénin (Octavic-Bénin). Des trois mille conducteurs, affirme-t-il, seulement deux chauffeurs de son organisation ont pu se faire recenser. « La majorité des conducteurs de taxi-ville n’ont pas su que ce recensement les concerne. Ils ne savent pas qu’ils sont aussi des artisans », a indiqué le secrétaire général d’Octavic-Bénin qui aurait pu peser de tout son poids dans la sensibilisation des siens lors du déroulement du recensement. Selon A. K., l’un des deux conducteurs ayant réussi à se faire recenser, c’est par un pur hasard. Il a confié qu’il s’est rendu à Tori-Bossito avec des passagers lorsqu’il a été informé de l’opération. Ainsi, a-t-il profité de cette occasion pour se faire enrôler contrairement à d’autres conducteurs qui ont tenté vainement au dernier moment. « Je voudrais demander la possibilité de relancer le recensement national des artisans pour nous conducteurs qui ne l’avons pas fait », plaide Abraham Agbowakounou qui compte sur l’indulgence du chef de l’Etat. Noël Guédessi, président du Cosycotrab, souhaite aussi que les autorités donnent cette chance aux conducteurs pour qu’ils bénéficient des multiples avantages du recensement au même titre que les autres. « Nous prions le chef de l’Etat de bien vouloir autoriser une nouvelle phase de recensement des artisans, pour que nos camarades conducteurs puissent se faire enregistrer facilement », demande-t-il. « Nous n’avons pas eu assez de temps pour faire la sensibilisation comme nous l’avions fait pour le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). C’est pourquoi nous faisons cette requête », poursuit Noël Guédessi. Il est vrai que selon le président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin, Soufyanou Imorou, tous les artisans ne peuvent pas se faire recenser. Mais, au regard du nombre important de conducteurs laissés en rade, le chef de l’Etat aura une oreille attentive aux doléances des responsables de conducteurs.

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