Le processus d’élaboration du rapport de l’état de l’environnement marin et de la mise en œuvre de la planification spatiale marine mobilise les parties prenantes à Cotonou du 19 au 20 mars. Il s’agira, au cours des deux jours de travaux, d’aborder les thématiques relatives à la gestion intégrée de la zone marine et côtière, l’état de l’environnement marin et la planification spatiale marine.

La préservation de l’écosystème marin et côtier fait l’objet d’un atelier qui mobilise les parties prenantes à Cotonou. Du 19 au 20 mars, ces dernières vont échanger sur le processus d’élaboration du rapport de l’état de l’environnement marin et de la mise en œuvre de la planification spatiale marine.
Le directeur général de l’environnement et du climat, le professeur Martin Aïna Pépin, représentant le ministre du Cadre de vie et du développement durable, a précisé que l’atelier vise comme objectif d’informer les cadres des différentes structures sur les processus conduisant à l’élaboration du rapport de l’environnement marin et à la mise en œuvre de la planification spatiale marine ; identifier et mettre en place les groupes thématiques pour la collecte des données ; renseigner la matrice d’utilisation des côtes…
Le professeur Martin Aïna Pépin a fait remarquer que les côtes béninoises sont très riches et très productives avec des ressources halieutiques relativement riches et un potentiel de tourisme côtier élevé. Selon ses explications, les écosystèmes et habitats de ces zones fournissent les services d’approvisionnement, de soutien, de régulation et culturel au Bénin, et les ressources contribuent aussi à la croissance économique ainsi qu’à la résilience aux changements climatiques.
Cette productivité des écosystèmes côtiers est menacée, poursuit-il, du fait du développement d’infrastructures non durables, la mauvaise gestion des ressources et des habitats naturels, la surexploitation par la pêche, la pollution par les déchets solides ménagers et par le déversement d’hydrocarbures…Une situation qui entraîne la dégradation de ces écosystèmes côtiers et marins et la réduction des différents services que ces écosystèmes fournissent à la population, selon Fostine Sinzogan Coovi, point focal de la Convention d’Abidjan sur la préservation des écosystèmes marins et côtiers. Face à ce tableau affectant les ressources marines et côtières du Bénin qui jouent pourtant un rôle clé dans le processus écologique et biologique, le Bénin a décidé de passer à l’action et de s’unir autour d’une stratégie régionale qui permettra de préserver ses écosystèmes marins et côtiers au profit des générations futures, d’après le directeur général de l’Environnement et du Climat.
Au titre des actions mises en place, Martin Aïna Pépin a cité la sécurisation et le nettoyage permanent des plages, l’élaboration du plan d’aménagement opérationnel des plages, et celui d’aménagement opérationnel résilient de la bande côtière. A cette liste s’ajoute l’adoption de la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction, de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin, l’adoption de la loi relative à la protection, l’aménagement et la mise en valeur de la zone littorale votée en avril 2018, la protection du littoral contre l’érosion côtière et le projet d’investissements de la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip-Bénin). « Ces différentes actions prouvent que la préservation des écosystèmes marins et côtiers fait partie des priorités du Programme d’action du gouvernement à travers le troisième pilier », a affirmé Fostine Sinzogan.
Rappelons que l’atelier qui prend fin ce mercredi fait suite à la mise en œuvre des groupes thématiques pour l’identification et la description des zones marines d’importance écologique et biologique et entre dans le cadre de la création des Aires marines protégées (Amp).

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