Le recensement national des artisans du Bénin démarré 27 février 2018 a pris fin le 17 mars 2019, après une prorogation du délai, avec l’espoir que deux cent cinquante mille artisans se feront recenser. C’est une initiative du gouvernement qui s’engage ainsi à accompagner et à mieux assister les artisans du Bénin.

Au moins deux cent cinquante mille artisans du Bénin sont attendus après le recensement national des artisans lancé par le gouvernement depuis le 27 février dernier et qui a pris fin le samedi 17 mars après une prorogation du délai.
Le président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin, une institution consulaire de tous les artisans du Bénin qui joue le rôle d’interface entre les acteurs et le pouvoir public, Soufyanou Imorou, se réjouit de cette initiative du gouvernement qui entre dans le cadre des préparatifs des élections consulaires, version rupture et qui a conduit à la prorogation du mandat des membres de la Chambre jusqu’à l’installation de la nouvelle chambre. Une décision issue du Conseil des ministres du 30 janvier dernier. Le processus a démarré et il fallait recenser les artisans afin d’évaluer leurs besoins, renseigne Soufyanou Imorou. C’est dans cette perspective que le gouvernement a retenu de procéder au recensement national des artisans du Bénin en sollicitant l’expertise de l’Agence nationale du traitement qui a fait ses preuves dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). La particularité du processus a été le recrutement des relais artisans qui s’ajoutent, dans chacun des cinq cent quarante-cinq arrondissements du Bénin où l’opération se déroule, aux opérateurs kit et agents formulaires.

Importance de l’opération

Le développement du secteur et l’amélioration des conditions de vie et de travail des artisans sont ainsi amorcés. Selon les explications du président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin, ce recensement vient à point nommé, pour plusieurs raisons. En effet, le secteur de l’artisanat contribue à hauteur de 12 % au Produit intérieur brut, selon les données de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Il emploie beaucoup de jeunes et forme ceux qui sont déscolarisés. Ce qui justifie les attentes des acteurs, lesquelles ont été énumérées en termes de renforcement de capacités, d’appui au financement des entreprises, d’assurance…
« Le gouvernement, avec le volet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) a retenu comme cibles, les artisans. Pour sa mise en œuvre, il faut les dénombrer, évaluer leurs besoins en terme de formation, d’appui au financement et également en terme d’assurance maladie et retraite »,
a affirmé Soufyanou Imorou qui estime, par ailleurs, que ce faisant, le gouvernement va moderniser le secteur et professionnaliser les métiers. « Au terme du recensement, ceux qui ont pu se faire recenser auront leurs noms dans le registre biométrique des artisans, une première dans la sous-région. Ils vont obtenir leur carte professionnelle biométrique, une carte à tout faire pour l’artisan, c’est-à-dire qui lui servirait de carte nationale d’identité, si les autorités accèdent à notre doléance »,
a indiqué le président de l’Ucimb. Après le traitement des données, la liste électorale des artisans sera publiée en vue de l’élection des élus consulaires qui seront au nombre de quatre-vingt, pour constituer la nouvelle Chambre des métiers.
Le président des élus consulaires laisse entendre qu’un effort a été fait et aujourd’hui, le secteur de l’artisanat est bien organisé et structuré.
« Il y a une nomenclature des métiers qui a répertorié les métiers à 311 au Bénin. Ceux-ci sont classés en quarante corps de métiers avec huit branches d’activités »,
a expliqué Soufyanou Imorou. Rappelons qu’à la date du 11 mars dernier, cent soixante mille artisans ont été recensés.

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