S’ouvre ce lundi 16 juillet à la Cour d’appel de Cotonou, la session supplémentaire de la cour d’assises au titre de 2018. A travers un point de presse animé, vendredi dernier, le procureur général près cette cour, Emmanuel Opita, a fait savoir que 25 dossiers sont inscrits au rôle et 40 accusés défileront à la barre.

Vingt-cinq dossiers sont prévus pour être examinés à l’occasion de la session supplémentaire de la cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou du 16 juillet au 31 août prochain. 

« Le nombre impressionnant d’accusés en attente d’être jugés depuis plusieurs années et renvoyés devant la cour d’assises a rendu nécessaire l’organisation d’une session supplémentaire », a justifié Emmanuel Opita, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, lors du point de presse qu’il a donné, vendredi dernier. Cela, a-t-il poursuivi, participe de la politique de désengorgement des maisons d’arrêt.
Parmi les 25 dossiers au rôle, il mentionne que trois portent sur le crime de viol ; 14 concernent les crimes de sang (assassinat, meurtre, parricide, infanticide et coups mortels) dont le dossier dit ‘’Dangnivo’’, ce cadre du ministère de l’Economie et des Finances disparu depuis 2010; un est relatif au crime d’incendie de bâtiment servant d’habitation et un porte sur le crime de pratiques de charlatanisme et menaces verbales de mort sous conditions. « Dans certains dossiers, a-t-il souligné, les accusés sont poursuivis pour plusieurs infractions ».
Contrairement à la précédente session dominée par le crime de viol, a fait observer le procureur général, celle-ci l’est par le crime de sang sous diverses qualifications juridiques telles qu’assassinat, meurtre, parricide, infanticide et coups mortels.
Exception faite des dossiers de viol, toutes les audiences sont ouvertes au public, a indiqué le procureur général pour inviter les populations à les suivre pour en tirer des enseignements et mieux se comporter en société.

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