Les polluants organiques persistants (Pop) présentent des conséquences néfastes sur la santé humaine et l’environnement. Le Bénin a actualisé son plan de mise en œuvre de la Convention de Stockholm y relatif, en vue de débarrasser l’environnement de ces différentes molécules qui menacent les citoyens.

Le Bénin a défini de nouvelles stratégies de lutte contre les Polluants organiques persistants (Pop). Dans son plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm actualisé, quatorze domaines prioritaires d’intervention sont identifiés pour arriver à bout de ces substances qui perturbent aussi bien l’environnement que la santé des populations. Entre autres, il y a : le renforcement des capacités institutionnelles et techniques ; la réduction des rejets ayant pour origine la production non intentionnelle des polluants organiques persistants (Pop) ; la gestion des sites contaminés par les Pop, des stocks de Pop et des déchets dangereux ; l’information, l’éducation et la communication sur les Pop ; la surveillance et le suivi des Pop non intentionnels, des Pop polybromodiphényléther (Pbde) et des Sulfonates de perfluorooctane (Spfo) dans toutes les matrices de l’environnement. Il y a également l’actualisation des textes relatifs à l’importation des véhicules d’occasion, des équipements électriques et électroniques dotés d’écrans à tube cathodique et des produits chimiques contenant des sulfonate de perfluorooctane (Spfo) ; la formation des agents de contrôle aux frontières terrestres , port, aéroport, à l’application et le transport des produits susceptibles de comporter des Pop...
Plusieurs actions sont menées et d’autres sont en cours de réalisation d’après les explications de la coordonnatrice du plan national de mise en œuvre de la convention de Stockholm, Maurille Elégbédé. Une centaine d’appareils contenant des polychlorobiphényles (Pcb) déjà stockés sur un site de la Société béninoise d’énergie électrique à Glo-Djigbé seront convoyés en France pour destruction au mois de juillet, annonce-t-elle. Parlant de la gestion des pesticides, l’un des Pop utilisés dans l’agriculture, le Bénin a bénéficié de plusieurs appuis financiers de ses partenaires, pour la maîtrise des risques liés à son utilisation.
Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Didier Tonato, entend compter sur tous les acteurs impliqués, pour la conception et l’exécution de projets de développement et de recherche-développement qui intègrent la dimension de la gestion écologiquement rationnelle des substances chimiques en général et des polluants organiques persistants en particulier.
Le Bénin, Etat partie de la convention de Stockholm depuis le 5 janvier 2004, devra œuvrer à réduire la pollution de l'environnement par les polluants organiques persistants. Il doit interdire ou limiter strictement la production et l'utilisation de douze produits auxquels neuf se sont ajoutés à partir de 2011. Des produits industriels à savoir les polychlorobiphényles (Pcb), l’hexachlorobenzène, des pesticides de première génération dont l’aldrine, le chlordane, le dieldrine, l’endrine, l'heptachlore, le mirex et le toxaphène, les dioxines et les furanes et un ensemble d'hydrocarbures chlorés utilisés dans des applications industrielles comme l'isolation de transformateurs et de condensateurs, les additifs aux peintures et aux plastiques, l’endosulfan… sont exclus d’usage au Bénin.

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