Ouverte le mardi 22 mai, la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, au titre de l’année 2018, a pris fin, jeudi 21 juin dernier. A travers l’examen des 40 dossiers inscrits à son rôle, elle a été marquée par un assez lourd taux de condamnations.

Le procureur général de la cour d’appel de Parakou, Alexis Mètahou, a donné un point de presse, vendredi 22 juin dernier. C’est au lendemain de la clôture de la première session de la cour d’assises de son instance judiciaire au titre de l’année 2018. Assisté du président de la cour d’appel de Parakou, Edouard Ignace Gangny, l’occasion lui a permis de faire le point des 40 dossiers qui étaient inscrits au rôle de cette session.

Au total, en dehors des 2 dossiers renvoyés à une session ultérieure, 38 l’ont été avec condamnations et 4, avec acquittement. Il y a eu 42 personnes condamnées contre 11 acquittées.

En effet, 95% des dossiers enrôlés ont reçu une condamnation et 10% ont bénéficié d’acquittement. 5% ont été renvoyés à une session ultérieure. S’agissant des accusés renvoyés devant la cour et jugés, 42% ont écopé des peines allant de 5 à 10 ans de réclusion criminelle, 38% se sont vus infliger des peines qui vont de 10 à 20 ans de réclusion criminelle. En ce qui concerne la perpétuité, ils représentent 7,54%.

Les décisions rendues au cours de la session, a fait constater le procureur général de la cour d’appel de Parakou, ont été sévères. « La main a été lourde, tant dans les réquisitoires des avocats généraux, que dans les décisions du jury », a poursuivi Alexis Mètahou. « Dans notre pays caractérisé par une démocratie apaisée où le peuple aspire au développement et au mieux-être, où les citoyens ont besoin de la quiétude tant sur leur personne que sur leurs biens, de vils individus préfèrent la facilité, la paresse, l’ambition démesurée, le goût effréné de l’argent et l’animosité pour commettre des crimes », a-t-il justifié. Face à une telle situation, a-t-il estimé, le pouvoir judiciaire se doit d’apporter une réponse à la hauteur de ces maux qui minent notre société. Selon lui, la sévérité des peines prononcées au cours des audiences montre que les objectifs fixés à l’entame de la session ont été atteints. Ainsi, les décisions rendues sont à la hauteur des attentes de la société dans le sens de faire réduire considérablement les crimes, à défaut de les éradiquer.

 

   

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