Des communautés provenant des pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale ont organisé une marche pacifique et de soutien au peuple béninois et à son chef, le président de la République, Patrice Talon, vendredi 6 octobre dernier à Cotonou. Par cette marche, elles entendent témoigner leur gratitude au chef de l’Etat qui a décidé de la suppression du visa de court séjour au Bénin pour les Africains.

L’intégration africaine, l’un des plus vieux rêves de certains leaders d’Afrique, commence par être une réalité. En décidant d’exempter de visa les communautés de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le chef de l’Etat, Patrice Talon, briser le terme étranger. Facilitant ainsi la circulation des biens et des personnes, outil de développement du continent. C’est du moins ce que soutiennent les acteurs de la société civile africaine qui ont organisé une marche de soutien, vendredi 6 octobre dernier à Cotonou, pour remercier le peuple béninois et son président Patrice Talon. « Par la suppression de visa de court séjour pour bon nombre de pays africains, le président Patrice Talon vient de prendre une décision qui contribue à l’intégration africaine qui passe par la suppression des frontières pour la libre circulation des personnes et des biens devenue une réalité », a déclaré le commissaire général du projet, Cyrille N. Nguiegang. Bien au-delà des discours et des politiques politiciennes, dira-t-il, l’intégration africaine dans son parcours a connu de nombreux soubresauts dus pour la plupart aux difficultés qui minent la marche du continent africain, son développement harmonieux et son plein essor dans un monde mondialisé. Ces difficultés sont liées à la lenteur de l’opérationnalisation des dispositions prises en matière d’intégration, la non association des acteurs à la base dans l’élaboration et la conception de programme d’intégration. Ces derniers, précise-t-il, assistent impuissants aux discours formulés pendant que les mesures tardent à être effectives. Selon Cyrille N. Nguiegang, le problème qui accable et entrave la bonne marche du continent africain vers son plein essor et le développement sont nombreux. Ainsi, les défis à relever peuvent être liés à la jeunesse dans le cadre de la démographie, les conflits fratricides qui poussent les populations loin de leurs terres aggravant le problème de pauvreté et de misère des populations, les problèmes liés à la gouvernance, à la bonne gestion de la chose publique, la démocratie et l’alternance, la libre circulation des personnes et des biens, des capitaux en toute sécurité tout en garantissant par les Etats notre sécurité globale. « Ces nombreux défis auxquels les Africains sont confrontés, nous les relèverons par l’unité, l’unisson entre Etats africains par l’intégration », soutient-il.
Patrice Talon vient ainsi donner un signal fort, indique-t-il, qui marque une vision prospective du devenir commun de l’Afrique. C’est une action noble et salutaire qui cadre parfaitement avec les objectifs de la politique africaine sur la migration soutenue.
Le directeur de cabinet du ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération du Bénin, William Comlan, a apprécié la déclaration des marcheurs qui témoigne de leur attachement pour la cause africaine. L’intégration est l’outil par excellence pour concrétiser les vieux rêves pour lequel bien des grands leaders africains se sont battus, a-t-il laissé entendre. La décision prise par Patrice Talon d’exempter de visa tous les Africains qui viennent au Bénin participe ainsi de la création des conditions pour que par la mobilité des talents africains, le fruit des idées, des personnes, des marchandises, des capitaux et les opportunités s’accroissent davantage pour le Bénin dans ses relations avec l’Afrique tout entière, a-t-il ajouté?

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