Amélioration de la fourniture en eau potable

Parakou, Dassa, Glazoué, Tchaourou et Tchachou soulagés

C’est par la ville de Parakou que la tournée entreprise par le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Jean Claude Houssou, depuis le jeudi 15 juin dernier, a pris fin hier, samedi 17 juin. L’occasion lui a permis, au cours de sa descente, de constater les actions réalisées par rapport aux promesses tenues par le chef de l’Etat, puis d’apprécier le niveau de satisfaction et les impacts des ouvrages réhabilités et réalisés sur les populations, en matière de fourniture en eau potable.

  

 Vous êtes au terme d’une tournée sur les chantiers d’infrastructures de l’eau. Qu’est-ce que nous pouvons en retenir ?

Jean Claude Houssou : J’aimerais remercier tous les élus locaux et autres responsables des différentes contrées parcourues, Bohicon, Dassa-Zoumè, Glazoué, Tchaourou, Tchachou et Parakou. La raison de cette mission uniquement ciblée sur l’eau, c’est de montrer, au-delà de la vulgarisation du Plan d’actions du gouvernement (PAG), qu’il y a des choses qui commencent à se réaliser. Il y a des actions de ce plan qui sont mises en œuvre. La première étape qui nous a conduits à Dassa et à Glazoué, nous a permis de nous rendre compte de la situation inédite que vivent les populations de ces localités. Elle tient du fait qu’elles vivent dans des zones hydro-géologiquement  difficiles. Il y a eu tant d’années, de décennies de souffrance due au manque d’eau. Le gouvernement du « Nouveau Départ », à travers le PAG, a décidé de tout faire pour enrayer cette situation. Pour le gouvernement, ces difficultés rencontrées par les populations de ces communes ne constituent pas une fatalité. Elles doivent avoir des solutions sur les plans technique et technologique. C’est ce qui a permis  de trouver de l’eau dans les deux localités avec des débits inédits. A Dassa, il est de 50 m3/Heure et une vingtaine à Glazoué. C’est une première dans l’histoire des recherches en matière d’eau. Il a fallu que le gouvernement sollicite les Japonais  qui ont une technologie avancée dans le domaine, pour que le miracle se réalise à travers ces forages à débits exceptionnels. C’est un résultat concret du PAG et qui va se poursuivre à travers la construction des infrastructures qui permettront d’alimenter durablement toute cette région en eau avec des réseaux respectivement de 8 et 7 Km. Ils seront mis en œuvre pour pouvoir augmenter la desserte et l’extension du réseau d’eau. A travers le gouvernement, il y a la volonté du chef de l’Etat qui en a fait un objectif qui est l’accès universel à l’eau pour tous. A cet effet, il y a un programme d’un certain nombre de milliers de kits de branchements qui sont prévus à coûts réduits, pour favoriser l’accès aux populations.

Le PAG a-t-il prévu le règlement de la question de l’eau dans toutes les 77 communes, et à quelles échéances ?

Ce que le PAG a prévu, c’est ce qui n’a jamais été réalisé au Bénin. Il s’agit de l’accès universel à l’eau pour tous à l’horizon 2021, alors les Nations Unies ont prévu 2030 pour l’atteinte de cet objectif. C’est vous dire la volonté et l’ambition jamais égalées, d’ailleurs dans aucun pays du monde, d’avancer de plus de 10 ans. Sur les 9 000 milliards que constitue le financement du PAG, il y a 520 milliards F CFA qui sont prévus pour le secteur de l’eau, avec notamment 3 projets phares parmi les 45 proposés. Ils se traduiront par la mise en œuvre d’infrastructures nouvelles, la réhabilitation des anciennes qui sont restées à l’abandon pendant des années.

Est-ce la même détermination qui a été affichée pour Tchaourou et Tchachou ?

Ce qu’on a constaté à Tchaourou, c’est que depuis des années, la localité est en déficit d’eau. En moins d’un an, le PAG s’est traduit par des installations neuves qui permettent aujourd’hui de satisfaire aux besoins des populations de cette localité. A Tchachou, il y a même une anecdote particulière. On m’a confié que je devais être le quatrième ministre qui passe, et c’est la première fois que la localité finit par avoir de l’eau. C’est en collaboration avec l’Ong Direct aid. J’avais promis à la délégation de Tchachou qui m’a rencontré, il y a 8 mois, que des diligences seraient faites pour que leurs populations aient de l’eau. La parole donnée a été respectée. C’était avec émotions que nous avons vu l’eau couler. Une dame nous a confié que dorénavant, les femmes ne se feront plus mordre par les serpents, en allant chercher de l’eau à la rivière. C’est un dossier qui a souvent préoccupé le chef de l’Etat. Le directeur général de l’Eau peut en témoigner. C’est réconfortant. On voit que le PAG est effectivement en marche.

Parlant de miracles, il y a quelques mois, les populations de Parakou avaient poussé des cris de détresse. Ont-elles obtenu satisfactions ?

Il y a un gros projet pour Parakou et ses agglomérations, traduit dans le PAG. C’est un projet d’un montant de 16 milliards F CFA pour régler définitivement le problème d’eau dans la localité. Au Bénin, on n’a pas forcément travaillé par anticipation, depuis des décennies. On n’a pas travaillé en tenant compte de l’évolution démographique, de l’évolution des besoins qui vont en croissant. C’est ce que le présent gouvernement s’applique à faire. Avec ce grand projet qui sera réalisé avant la fin de l’année prochaine, le président de la République a instruit, en attendant qu’on arrive à sa mise en place, que quelque chose soit fait pour les populations de Parakou. Hier, on produisait à Parakou l’équivalent de 6 800 000 l d’eau par jour. Or, il en faut 11 000 000 pour satisfaire les besoins des populations. C’est l’objectif du grand projet attendu et dont les premières actions ont commencé. Mais le chef de l’Etat a instamment demandé la mise en place de mesures transitoires avant sa réalisation. Il a fallu trois mois pour mettre en application ces mesures. Ce qui a permis de passer de 6 800 000 litres par jour à 9 000 000, aujourd’hui. Soit une augmentation de plus de 3% en l’espace de trois mois. Pour y arriver, il a également fallu la disponibilité de l’énergie électrique à travers la mise en place de centrales à différents endroits pour que la production et la distribution de l’eau soient faites en permanence, qu’il y ait également une certaine pression ajouté à l’amélioration de la qualité. Ce qui a nécessité un investissement de 300 millions F CFA pour faire installer des pompes neuves. On pourrait même faire plus. Mais il se trouve que le réseau de distribution tel qu’il a été construit depuis plusieurs années, a des limites qui ne peuvent être dépassées aujourd’hui qu’à travers ce grand projet qui sera réalisé pour fin 2018. La dynamique du PAG en marche est là. Elle se voit et s’observe. Je crois que les populations dans l’ensemble des contrées traversées l’apprécient et félicitent au passage le gouvernement.

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