La croissance économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) devrait s’établir à 6,9%, selon les prévisions du Conseil des ministres de l’Union.

La situation économique devra s’améliorer dans la zone Uemoa au cours de l’année 2017. La croissance économique de l’Union devrait ressortir à 6,9% contre 6,7% l’année précédente, selon les prévisions du Conseil des ministres de l’Uemoa. Lors d’une réunion tenue fin juin dernier, le conseil a relevé la poursuite de la dynamique favorable de l’activité économique au premier trimestre 2017. « La croissance du produit intérieur brut (Pib) réel est ressortie à 6,6%, en glissement annuel, au premier trimestre 2017 après 6,5% le trimestre précédent, sous l’effet de la vigueur de la demande intérieure. Pour l’ensemble de l’année 2017, le Pib de l’Union progresserait de 6,9%, après 6,7% en 2016, soutenu principalement par les secteurs tertiaire et secondaire », soutient un communiqué du conseil. Les ministres poursuivent que le second trimestre de l’année en cours a enregistré une hausse du taux d’inflation en zone Uemoa, redevenu positif après deux trimestres consécutifs de baisse, passant de -0,3% un trimestre plus tôt à 0,8% au premier trimestre 2017, en relation avec la hausse des prix des produits alimentaires, des services de logement ainsi que des tarifs de transport.
Si les perspectives économiques de l’Union sont au vert, le Conseil des ministres retient aussi que l’ensemble des Etats membres sont entrés en programme avec le Fonds monétaire international (Fmi). « Cette situation traduit la volonté des pays de mettre en œuvre des politiques macroéconomiques rigoureuses, en vue de consolider la croissance économique durable et inclusive », estime-t-il. Mais il suggère que les Etats fassent plus d’efforts pour assurer la viabilité budgétaire, la qualité des investissements publics et le développement du secteur privé. Il défend aussi « la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes fiscales et de rationaliser les dépenses publiques, afin d’imprimer au déficit budgétaire une orientation lui permettant de s’inscrire dans le respect de la norme communautaire de 3,0% du Pib à l’horizon 2019 ».

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