Le Fonds national de garantie et d’assistance aux petites et moyennes entreprises (Fonaga) a tenu, hier jeudi 11 mai, la première session de son conseil d’administration au titre de l’année 2017. Le Fonds entend renforcer ses interventions à l’aune de la reprise des activités économiques.

« Nous avons des contacts pour conforter nos capacités d’intervention que nous comptons surtout élargir dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement. Nous serons aussi impliqués dans le soutien aux promoteurs culturels avec les réformes annoncées par le Gouvernement », souligne Dorothée Gounon, secrétaire permanent du Fonds national de garantie et d’assistance aux petites et moyennes entreprises (Fonaga), lors d’une réunion du conseil d’administration de l’institution à Cotonou. La première session du Conseil d’administration du Fonaga a été celle de l’approbation des comptes, cumulée avec l’assemblée générale de l’institution. Les administrateurs, après s’être enquis de la mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion, ont examiné le rapport d’activités et celui du commissaire aux comptes au titre de l’année 2016. A en croire le secrétaire permanent du Fonaga, la conjoncture économique a rendu l’année écoulée difficile pour l’Etat et le secteur privé. La morosité économique que le pays a traversée a eu des répercussions sur les petites et moyennes entreprises (Pme) que le Fonaga encadre, notamment les entreprises du sous-secteur du Bâtiment et des Travaux publics qui exécutent pour la plupart des commandes publiques. « Le volume des activités de Pme a baissé tout comme la baisse de nos activités du fait de la dépréciation de la monnaie nigériane. Nous sommes au carrefour du fonctionnement des Pme et nous assurons qu’elles ont eu des difficultés durant l’année écoulée », atteste-t-il. Mais le secrétaire permanent du Fonaga estime que la crise se conjugue progressivement au passé avec les bonnes perspectives qui se profilent au niveau de la commande de l’Etat et surtout la légère reprise de la croissance au Nigeria.
Créé en 1990 avec un fonds de dotation de 1,5 milliard F Cfa, le Fonaga a pour mission de faciliter l’accès des Pme au financement bancaire. Ses principales activités se déclinent en l’apport de garanties auprès des banques qui accordent des crédits à moyen et long termes aux projets de Pme, le cautionnement en faveur des maitres d’ouvrage dans le cadre de l’exécution des contrats de marchés de travaux, services et fournitures par les Pme. Le secrétaire permanent de l’institution estime que le Fonaga traite avec environ 350 Pme chaque année qui exécutent des commandes publiques de l’ordre de 20 milliards de F Cfa et obtiennent des crédits bancaires de plus de 2,5 milliards F Cfa. Ces Pme assurent plus de 2000 emplois consolidés.
Le Fonaga reste l’unique expérience de fonds national de garantie dans la sous-région qui a pu survivre après 27 ans d’intervention en matière de garantie exclusivement orientée vers la promotion des Pme. Mais il est observé un rétrécissement persistant des engagements du Fonds sur les financements à moyen et long termes des Pme. Les administrateurs font le pari de renverser cette tendance en invitant les banques à appuyer les crédits à moyen et long termes et les opérateurs économiques nationaux à s’orienter vers des activités de production et de transformation de produits locaux?

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