Bien avant même de faire acte de candidature, avançant il est vrai ses premiers pas en politique, Patrice Talon avait fait part de ce qu’il n’était pas pertinent de chambouler à tout bout de champ l’architecture gouvernementale. Selon lui, pour avoir plus d’efficacité, l’équipe gouvernementale se doit d’être homogène et de rester pérenne.

Et cela est vrai. Cela répond à la nécessité de suivre les dossiers, sans rupture intempestive, évidemment pour plus d’efficacité. Chose promise, ligne tenue, et semble-t-il jusqu’à la fin du quinquennat. Dans la pratique jusqu’à l’avènement du régime Talon, il était noté un certain yoyo, pour peu ou prou, et à l’analyse pour des raisons qui ne sont pas toujours objectives encore moins pertinentes. Souventes fois, à travers les remaniements ministériels, il fallait contenter un geignard politique ou punir un collaborateur qui ne couche plus assez bien !
Ce phénomène, indiscutablement, a une incidence néfaste sur l’action gouvernementale et ne permet pas d’avoir des résultats probants. Et cela n’est pas sans pénaliser la gouvernance du pays. Il suffit de noter que lorsqu’un ministre prend nouvellement fonction, il s’assigne comme tâche première de faire une tournée, en général, dans les structures sous tutelle, afin de toucher du doigt les problèmes à résoudre et bien évidemment, il prend au préalable connaissance des dossiers. Que du temps perdu ! Phénomène que Patrice Talon a corrigé, comme tant d’autres incongruités qui, à force d’être mises en œuvre, ont paru normales dans le paysage politique béninois.
Pour sa part, si ce n’est pour des nécessités conjoncturelles majeures, le président Talon n’a daigné procéder à un remaniement ministériel, toutes choses qui donnent au gouvernement  beaucoup d’homogénéité,  assurent pérennisation et  pertinence et à l’équipe, et à l’action gouvernementale?

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