« Le Bénin respecte en 2019 l’ensemble des critères de convergence de premier rang et est donc, comme les autres pays de l’Uemoa, prêt pour la mise en circulation de la monnaie unique de la Cedeao en 2020 », affirme le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.

Président du Conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), il explique la situation au sujet des deux principaux critères de convergence en commun avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à savoir le déficit budgétaire et l’inflation. Dans l’Uemoa, indique-t-il, le déficit budgétaire base engagements, dons compris, a reculé de 0,3 point de pourcentage en s’établissant à 4,0 % du Produit intérieur brut (Pib) en 2018 (contre 4,3 % en 2017). Le déficit global hors dons représenterait 6,3 % du Pib en 2018. Ce qui témoigne des efforts de consolidation budgétaire dans tous les Etats membres de l'Union, même si le défi majeur demeure la convergence des économies au regard du respect des critères retenus dans le cadre du mécanisme de surveillance multilatérale, souligne le ministre. La prise en charge des dépenses de sécurité et de mise en place d’investissements structurants visant à soutenir la croissance préoccupe dans l’Union. Des orientations de politique économique des Etats membres sont définies en vue de préserver la viabilité de la dette publique au sein de notre espace communautaire et d’atténuer les risques liés à ces financements, rappelle M. Wadagni. Aussi, un plan d’actions est-il adopté pour accroître la mobilisation des recettes fiscales dans la zone, ajoute-t-il.
En ce qui concerne la maîtrise des prix à la consommation, le niveau général des prix a connu une hausse modérée. En fait, le taux d’inflation de l’Union est ressorti en moyenne à 0,9% en 2018 contre 1,1% en 2017, largement en dessous du seuil de la norme communautaire de 3 %. Un bon approvisionnement des marchés en produits de grande consommation dans les Etats membres en a été le facteur.
Cependant, des efforts restent à faire pour une meilleure complémentarité des économies dans l’Union et pour la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes et le droit d’établissement. Des défis qu’il importe de relever pour la mise en œuvre efficiente du Programme de coopération monétaire de la Cedeao (Pcmc).

C. U. P.

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