Les ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont tenu, vendredi 21 juin à Cotonou, la deuxième session ordinaire de leur conseil au titre de l’année 2019. Les travaux se sont déroulés au siège de la Bceao à Cotonou et ont permis aux argentiers de l’espace communautaire d’aborder diverses préoccupations relatives au marché financier.

Ils y sont allés, comme à leur habitude, sans protocole. Seule allocution à l’ouverture des travaux, celle du ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, président en exercice du Conseil statutaire des ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il a, avant d’évoquer les chantiers de l’Union, salué les nouveaux membres du Conseil pour leur brillante promotion.
Puis, il rappelle que conformément à la décision de réorganisation des travaux du Conseil des ministres de l’union, cette session se consacrera exclusivement aux dossiers de la Commission de l’Uemoa et à ceux du Conseil régional de l’épargne et des marchés financiers. Au titre de la Commission de l’Uemoa, Romuald Wadagni a indiqué que ce conseil examinera les dossiers finalisés par les experts statutaires lors de leur réunion tenue à Ouagadougou du 27 au 31 mai dernier. Le premier concerne le rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale. «Ce rapport procède à l’évaluation des performances économiques et financières des Etats membres de l’Union au 31 décembre 2018, fournit des indications sur les prévisions pour l’année 2019, à la lumière de l’évolution de la conjoncture et propose des orientations de politique économique pour l’année 2020 », rappelle-t-il ensuite. Le deuxième dossier porte sur le programme pluriannuel réaménagé du Niger au titre de la période 2019-2023.
L’examen de ces deux premiers points qui ont trait à la surveillance multilatérale, demande une attention particulière en cette année, poursuit le président du Conseil, soulignant que « 2019 est l’horizon de convergence fixé dans le Pacte de convergence, de croissance et de solidarité de l’Union ». Le Conseil se penchera ensuite sur le projet de décision portant adoption d’un plan d’actions pour la mobilisation optimale des recettes fiscales dans les Etats membres de l’Uemoa. « Ce document a pour objectif de définir une feuille de route commune pour l’amélioration des recettes fiscales, la consolidation de nos performances budgétaires et favoriser le respect des critères de convergence », explique-t-il.
Le Conseil examinera également trois autres dossiers relatifs aux projets de règlement visant l’amélioration de la mise en œuvre du Tarif extérieur commun de l’Uemoa. Ces textes permettront, de l’avis du ministre Romuald Wadagni, d’approfondir le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest, consolider l’union douanière et promouvoir efficacement le marché commun. Suivra ensuite l’examen de trois autres points relatifs au Partenariat public privé (Ppp) dans l’Union. Ces trois textes traduisent d’après lui, la volonté des plus hautes autorités de l’Union de recourir au Ppp comme moyen alternatif de financement des investissements structurants pour combler le déficit d’infrastructures nécessaires au développement des Etats membres.
Au titre du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, il s’agira essentiellement de l’examen des états financiers de l’organe arrêtés au 31 décembre 2018 et de la nomination des nouveaux membres du Conseil.

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