La langue et les dents sont condamnés à cohabiter, pourtant les deux en arrivent à se chamailler. Ce proverbe bien connu illustre quelque peu la situation de violence qui a eu lieu les 13, 14 et 15 juin derniers à Tchaourou et à Savè, puis les conciliabules ayant abouti à la décrispation de l’atmosphère. Preuve qu’il n’est pas nécessaire au Bénin de recourir à des instances extérieures pour régler les problèmes internes.L’arbre à palabre l’aura emporté.

Ni besoin de faire appel à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ni à l’Onu, ni à l’Union africaine…Il aura suffi de recourir au génie béninois, de puiser dans les ressources internes, en faisant surtout recours au bon sens comme a su le faire le président Patrice Talon, aidé en cela par les bonnes dispositions des autorités morales de Tchaourou et de Savè. Aussi, le président Talon a-t-il accédé au pardon sollicité par les chefferies traditionnelles, afin de baisser cette fièvre inhérente à ce qu’il a qualifié de crise de croissance de la démocratie béninoise. A juste titre.  Le résultat des conciliabules de la Marina reste le retrait du dispositif sécuritaire au domicile de l’ex-président Boni Yayi, un temps donné à l’Est puis retrouvé à l’Ouest en partance vers la capitale togolaise, en superbe forme semble-t-il, au mieux de sa forme tel Argan du nom du personnage célèbre de Molière dans Le malade imaginaire. Clap de fin d’une situation tendue depuis les dernières législatives ? Il faut l’espérer.

Paul AMOUSSOU

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