Les Béninois ne sont pas sans s’interroger sur la situation de l’ex-président de la République, Boni Yayi, au regard du dispositif sécuritaire en place depuis début mai dernier dans le sillage de sa résidence, suite aux malheureux évènements post-électoraux. A quel régime est-il soumis ? Est-ce d’une ‘’résidence surveillée’’ qu’il s’agit comme le soutient une certaine opinion ? Est-il en conflit avec la loi ? Et que lui reproche-t-on ? Eléments de réponse.

Dernièrement, l’ancien président Boni Yayi devrait être entendu par un juge. Rendez-vous manqué cependant. C’est dire qu’il y a une situation judiciaire le concernant, et à propos de laquelle, les Béninois seraient déjà fixés si le concerné ne s’était pas fait porter pâle, encore que ce dont il souffre diffère selon son avocat ou son médecin. Il est question à la fois de lombo-sciatique ou de cardiopathie, suivant les versions.
Quoi qu’il en soit, tout en lui souhaitant une santé à toute épreuve, et en attendant d’y voir clair, il importe de souligner, selon nos informations, que l’ancien président n’est pas assigné à résidence, et que le dispositif sécuritaire est mis à son avantage, c’est-à-dire pour sa sécurité et celle du voisinage. Chose compréhensible, vu les troubles qui se sont produits les 1er et 2 mai derniers, et au cœur desquels il s’est trouvé. Une résidence surveillée suppose du reste une procédure judiciaire dont la conclusion serait ce terme. Selon toute vraisemblance, Boni Yayi n’est donc pas mis en quarantaine, car il réside chez lui avec les siens, recevant les visites des siens, de ses avocats et médecins qui œuvrent à ses bons soins et intérêts.
Cela étant, il revient aux autorités sécuritaires et judiciaires béninoises de fixer l’opinion, tant nationale qu’internationale, sur cette situation comme toute autre, à propos de laquelle les interprétations les plus fantasques sont faites et auxquelles il convient de mettre un terme, notamment sur le plan international. D’autant plus qu’il y a, en effet, et de plus en plus, des projections fausses, car loin des réalités, qui sont faites du pays. Exemple de la Rencontre africaine des droits de l’homme, une organisation qui se permet de demander, via une radio internationale, aux autorités de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de faire pression sur les autorités gouvernementales béninoises, au motif que le «dialogue serait au point mort au Bénin ». Soutenir une telle position, c’est perdre de vue celui qui a instigué le dialogue et manquer d'indexer, pour la clarté du débat, ceux qui s’y opposent! Qui a tendu la main et qui la rejette ! Et quid du dialogue, qui ne peut être dicté que par une volonté, et rien d’autre comme déterminant, volonté affichée par le pouvoir d’aller à l’apaisement, au lendemain d’une élection qui a créé, il est vrai, des frustrations. Frustrations en général nées de la turpitude des plaignants eux-mêmes qui n’autorisent pas la cabale qui ne dit pas son nom, alimentée depuis peu pour ternir l’image du Bénin au nom d’intérêts inavoués. Chose inacceptable qui a assez duré.

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