Les chantiers du projet asphaltage dans la ville de Cotonou ont été visités par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, vendredi 7 juin dernier. A la tête d’une délégation composée du personnel de l’Agence du Cadre de vie et du Développement du territoire et des chefs de projets ainsi que des différents corps de contrôle, José Tonato a apprécié l’évolution des travaux, initiés par le gouvernement pour améliorer le cadre de vie des populations.

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a exprimé sa satisfaction au sujet de l’état d’avancement global du projet asphaltage initié par le gouvernement. C’est au terme d’une visite sur les différents chantiers, vendredi dernier, en compagnie des cadres de l’Agence du Cadre de vie, des chargés de mission et des corps de contrôle. La délégation ministérielle a parcouru les rues à asphalter de Saint Michel, Zongo, Jonquet, Ayélawadjè, Akpakpa, Gbégamey, Agontikon, Haie vive, Fidjrossè, pour voir ce qui est fait depuis le lancement des travaux. Trois différentes entreprises en charge des chantiers ont présenté l’état d’avancement des travaux qui tourne autour de 25 % sur une prévision de 32 % selon le planning, avec un retard de cinq mois par endroits, dû à la pluie selon les entreprises. Le ministre José Tonato n’a pas caché ses impressions: « Je ne suis pas totalement satisfait. Je ne suis pas satisfait sur plusieurs plans, sur certains lots, à cause des retards, des malfaçons, du non-respect des normes de sécurité, des pénibilités par rapport à la vie des populations riveraines…Tout ça fait partie des problèmes que nous réglons». Tout de même, José Tonato confie qu’il est satisfait de l’avancement global du projet et des quatre lots qu’il a visités dans la ville de Cotonou. « Nous avons deux lots presque exemplaires, le lot 6 A au niveau des quartiers Cocotiers, Haie Vive, aéroport … exécuté par la société Sogea Satom, dont les travaux se rapportent à l’assainissement, au terrassement et aux chaussées; une bonne partie du quartier Cocotiers a reçu des caniveaux, les couches de base, les pavés sont déjà posés dans les ruelles et le lot 3 A tenu par la société Sino Hydro qui nous donne beaucoup de satisfaction», a-t-il indiqué.
Pour Paulin Goulomè, ingénieur, chef de mission chargé des lots 6 A et 3 A, le respect des normes est effectif. « Tout ce que nous faisons pour le projet asphaltage suit des normes en la matière. En tant que mission de contrôle, je peux dire que les travaux qui se réalisent se font selon les règles de l’art », a-t-il indiqué.

Satisfaction et défis

« Je voudrais manifester toute ma joie, en dehors des observations faites par le ministre pour corriger certains dysfonctionnements constatés », a confié Augustin Houessinon, deuxième adjoint au maire de Cotonou. Dans dix mois au maximum, la physionomie de la ville de Cotonou va changer, parce que les travaux d’asphaltage qui sont entrepris comportent non seulement la construction des ouvrages d’assainissement, mais également l’aménagement des voies et aussi l’éclairage et la pose des arbres pour l’ombre, a précisé l’élu municipal. « Il y a tout un verdissement qui va rendre joyeuses les populations et nous en sommes conscients, très fiers et nous remercions le gouvernement pour ce projet », a-t-il insisté avant de souhaiter que la pression soit maintenue sur les entreprises qui ont quelques difficultés. Le défi pour le gouvernement dans ce projet, c’est zéro centimètre de terre non revêtue au quartier les Cocotiers et dans la Haie vive. Mieux, les entreprises doivent réaliser des infrastructures résistantes mais esthétiques. « Zéro concession pour les défauts, les entreprises doivent le savoir », a rappelé le ministre José Tonato. Il faut souligner que les forces de sécurité sont instruites pour dégager des véhicules en stationnement dans les emprises du projet dans la ville de Cotonou, aux fins d’accélérer les travaux qui, à terme, vont contenter le chef de l’Etat, Patrice Talon, comme il l’a martelé au lancement de son Programme d’action, le 16 décembre 2016. « Rien que ça, je m’en contenterais », avait-il dit.

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