Un séminaire d’évaluation de la gestion de la campagne médiatique des législatives d’avril 2019, s’est ouvert, ce jeudi 6 juin, à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Occasion pour les participants de jauger l’implication de la Haac dans le processus électoral passé.

Conformément à sa loi organique, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a exécuté plusieurs activités dans le cadre de la campagne médiatique des législatives d’avril 2019. Qu’est-ce que la Haac a pu faire au cours de cette période ? Qu’est-ce qui n’a pas marché, et que faire pour améliorer le système ? C’est pour répondre à ces différentes interrogations que les conseillers et cadres en fonction à la Haac et autres invités se sont retrouvés, hier, à la faveur d’un séminaire, au siège de l’institution à Cotonou. Plus précisément, il s’agit pour les séminaristes d’évaluer les activités mises en œuvre dans le cadre de la gestion de la campagne médiatique des législatives du 28 avril dernier.
Pour Lambert Dogo, conseiller et représentant le président de la commission formation et documentation, « il est important pour eux de faire une évaluation des activités menées afin d’en tirer les leçons et permettre à la prochaine mandature de s’en servir pour mieux aborder les campagnes médiatiques prochaines». L’atelier réunit donc tous les acteurs impliqués dans la campagne médiatique, ajoute-t-il, tout en espérant que «de bonnes leçons » seront issues des travaux de ce séminaire. Et parlant des travaux, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, annonce, dans son intervention, que trois exposés dont celui portant sur le bilan du suivi des médias, vont meubler les assises. A l’en croire, la présentation du bilan du suivi des médias sera assurée par Gislaine Gnimassou, directrice des médias à la Haac. En plus de ces trois exposés, deux travaux de groupes sont également au menu. D’après le président de la Haac, « le groupe n°1 se penchera sur les forces et faiblesses du dispositif de régulation des médias par la Haac ». Ceci, sous la direction de Souleymane Ashanti, vice-président de l’institution. Le second groupe, réfléchira sur « les innovations » à apporter aux différentes activités de la Haac, toujours, dans le cadre de la campagne médiatique. Et la mise en œuvre desdites innovations lors des joutes électorales à venir permettra, sans doute, d’améliorer les prestations de la prochaine mandature de la Haac, explique Adam Boni Tessi. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a invité les participants à se départir « des bavardages creux, des pompeux verbiages et autres thèses dilatoires sur la responsabilité de tel ou tel autre personne et à apprécier sincèrement et objectivement » les activités mises en œuvre par la Haac dans le cadre du scrutin législatif dernier.

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