Addis-Abeba accueille depuis hier, jeudi 7 février et ce pour cinq jours, les travaux du Conseil des ministres en prélude à la 32e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Le ministre Aurélien Agbénonci y prend une part active.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, prend part depuis le jeudi 7 février à Addis-Abeba aux travaux du Conseil exécutif, c’est-à-dire le Conseil des ministres, en prélude à la 32e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Cette 32e session se tiendra, les 10 et 11 février à Addis-Abeba en Ethiopie. Mais elle sera précédé, les 7 et 8 février de la 34e session ordinaire du Conseil exécutif, qui regroupe les ministres des Affaires étrangères du continent. Le patron de la diplomatie béninoise, habitué de ces rendez-vous est, une fois encore, présent à cette rencontre à la tête d’une délégation.
Le thème de cette session s’intitule « les réfugiés, les rapatriés et les déplacés internes : vers des solutions durables au déplacement forcé en Afrique ». L’ordre du jour de la session porte sur plusieurs points importants, notamment les questions de paix et de sécurité, de l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), de la réforme institutionnelle de l’organisation commune et de la mise en œuvre de la décision sur les négociations post-Cotonou 2020.
S’agissant des réformes envisagées au niveau de l’organisation, elles portent notamment sur des points comme l’adoption du nouveau barème de contribution, la réforme du Conseil de paix et de sécurité, le suivi de la transformation du Nepad en Agence de développement de l’Union africaine, la réforme des organes de l’Union, tels que le Parlement panafricain, la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples et la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples.
« Ce sommet, marque un tournant décisif dans l’histoire de l’Union africaine, parce qu’il est le premier à se tenir selon le format de la réforme, qui veut que les 55 chefs d’Etat et de gouvernement ne se réunissent qu’une fois l’an, en février et que le deuxième sommet de l’année soit désormais une réunion de coordination entre le bureau de la conférence, les chefs d’Etat et de gouvernement présidant les communautés économiques régionales, le président de la Commission de l’Union africaine et les chefs exécutifs desdites communautés ». Le Sommet adoptera plusieurs rapports approuvés par le Conseil exécutif et procédera à la nomination et à l’élection des candidats à un certain nombre de postes au sein des structures de l’Union africaine.
A ce niveau, le Bénin pourrait à nouveau faire parler de lui. En effet, Elisabeth Afiavi
Gnansounou-Fourn, candidate à sa réélection à un poste au niveau du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, garde ses chances intactes face à ses six autres challengers. Elle est la seule femme à briguer ce poste.

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