L’une des options du gouvernement de la Rupture consiste à valoriser les ressources naturelles du Bénin à travers le tourisme, afin de révéler le Bénin au monde. Que d’initiatives n’ont été prises parmi lesquelles l’accord de gestion du parc de la Pendjari dont l’impact avec le partenaire privilégié du gouvernement, African Parks Network est désormais visible à la satisfaction des deux parties.

La gestion du parc animalier de la Pendjari, à travers le partenariat gouvernement-African Parks, a été une option pour préserver la vie des animaux du parc. En 2017, le gouvernement du Bénin et African Parks ont signé un partenariat à long terme et renouvelable pour réhabiliter le Parc national de la Pendjari, l’une des plus grandes réserves protégées restantes en Afrique de l’ouest et centrale. Par ce partenariat matérialisé par un financement de 6 millions de dollars sur cinq ans au début de l’accord de gestion, l’objectif est de doubler la population sauvage du parc en une décennie, de développer un tourisme responsable et de rehausser le profil du parc en tant que destination, et assurer un développement économique et social axé sur la conservation au profit de la population du pays. Ce partenariat est devenu encore plus réel lorsqu’en janvier 2018 un partenariat de 23 millions de dollars Us a été annoncé pour protéger le parc avec des partenaires clés, notamment la Wyss Foundation, National Geographic, la Wildcat Foundation…

Restauration

Avant l’avènement du régime, il est aisé de remarquer que l’écosystème est menacé par le braconnage, la pression démographique et l’érosion exponentielle des ressources. En sachant, le gouvernement a fait de la restauration de la Pendjari une priorité, car son déclin signifierait la perte d’un patrimoine national important.
Lors d’une récente conversation de haut niveau sur le rôle des Partenariats publics-privés pour la conservation en Afrique en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a déclaré : « il y a beaucoup à propos du Bénin qui doit encore être montré à un public mondial, et en protégeant nos ressources naturelles ; nos forêts et notre faune, nous assurons un héritage de durabilité en créant des endroits qui valent la peine d’être visités et j’ai hâte de le révéler, tout en révélant le Bénin au monde ». Ce débat a eu lieu en présence d’environ 70 invités composés de représentants de gouvernement d’Afrique et du Royaume-Uni, de philanthropes, de chefs d’entreprise, de défenseurs de l’environnement… Une occasion d’exposer les actions du Bénin vis-à-vis du parc. Les panelistes ont discuté pendant une heure des expériences, motivations, défis et solutions pour la conservation de vastes écosystèmes sauvages au bénéfice des populations et de la faune. Le débat a porté aussi sur les avantages issus des aires protégées bien gérées et sur la sécurité des personnes et de la faune, en passant par la préservation des services éco systémiques et la création d’une économie axée sur la conservation en contribuant à l’emploi et en assurant l’utilisation durable des ressources. «Si la Wildcat Foundation finance de nombreux efforts à travers le continent, je savais quand j’ai rencontré le président Talon, que nous partagions une vision similaire, que ses paroles étaient suivies par des actes et que les ressources naturelles du Bénin étaient finalement considérées comme les atouts précieux », a confié le philantrope David Bonderman.
Quant à lui, Peter Fearnheard, Pdg de African Parks, note que si un parc national en Afrique n’est pas géré, il sera perdu. « Ce que nous voyons avec l’engagement du gouvernement béninois à l’égard de la conservation ne se limite pas à la volonté politique, mais l’action politique. Ceci est soutenu par un financement transformationnel, à long terme et pluriannuel par une foule de partenaires qui ont adhéré à notre modèle de délégation complète de la gestion des aires protégées, dont les résultats sont bénéfiques non seulement pour la faune, mais aussi pour les gens ».
Située au nord-ouest du Bénin, la Pendjari est un site du patrimoine mondial de l’Unesco qui s’étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger et représente l’écosystème intact le plus vaste encore restant sur l’ensemble de l’Afrique de l’ouest. Le parc sert également de dernier refuge au lion d’Afrique de l’ouest en voie de disparition et au guépard et abrite la plus grande population d’éléphants de la région.

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