Gustave Assah, président de Social watch Bénin a, aux côtés d’autres responsables d’organisations de la Société civile, invité la population à une veille citoyenne. A travers une déclaration rendue publique, ce mardi à Cotonou, ils attirent l’attention du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, sur la nécessité de désigner les membres du Parlement devant siéger au Cos-Lépi, tels qu’indiqués par la décision de la Cour constitutionnelle et le Code électoral.

Les organisations de la Société civile (Osc) : Social watch Bénin, Amnesty international Bénin, Wanep-Bénin et Changement social Bénin appellent à la désignation, le plus tôt possible, des membres du Parlement devant siéger au Conseil d'orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Elles souhaitent que le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, et les siens se conforment à la décision de la Cour constitutionnelle du 12 décembre 2017 enjoignant au Parlement de désigner ses représentants au sein dudit comité au plus tard le 21 décembre 2017 ; ce qui n’a pas été le cas.
Gustave Assah, président de Social watch Bénin, à la lecture de la déclaration co-signée par les organisations citées plus haut, invite la population béninoise à une veille citoyenne. « Nous appelons tous les Béninoises et tous les Béninois à une veille citoyenne accrue afin que nos mutismes d’aujourd’hui n’accouchent pas pour notre pays de lourdes conséquences dès 2019 », alerte-t-il.
Bien qu’appelant à la mise en place des membres du Cos-lépi, les responsables des Osc disent ne pas désapprouver les activités effectuées dans le cadre du Recensement administratif initial à vocation d’identification personnelle (Ravip).
Gustave Assah a signifié que le principe démocratique en cours au Bénin, prendrait un coup si des précautions ne sont pas prises pour la désignation des membres du Parlement au Cos-Lépi. Il s’agit, entre autres, du risque de non organisation des élections à bonne date et dans les conditions légales prescrites par la Constitution ; du risque de violation des droits humains notamment les droits civils et politiques ; du risque d' implosion sociale avec des implications politiques imprévisibles et non maîtrisables.
Pour éviter au Bénin de faire face à cette situation, le président de Social watch Bénin a officiellement lancé hier, aux termes de la déclaration, une pétition pour la collecte de signatures afin de démontrer tant au pouvoir législatif qu'au pouvoir exécutif, l’appel populaire à se conformer au Code électoral et à la décision de la Cour constitutionnelle

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