Un véhicule a complètement carbonisé ce vendredi 16 juin aux alentours de 8 h devant le Palais de la République du Bénin. L'unique passagère à bord a pu se dégager à temps avant que le feu ne s’embrase. Le préfet s’est dépêché aussitôt sur le lieu du drame.

 « Je rends hommage à la solidarité et à la promptitude dont ont fait preuve les usagers de la route et surtout les conducteurs de taxi-moto. Ils ont vraiment fait ce qu’il faut pour éteindre le feu, mais mon véhicule est perdu à jamais.» Ainsi s’exprimait R. Akplogan, technicienne de laboratoire qui venait de frôler le pire. Son véhicule acquis il y a quatre ans n'a pas eu la même veine, et a consumé sous ses yeux.

La conductrice, au volant ce vendredi 16 juin n'a pu rien face au drame qui s’est produit devant le Palais de la République du Bénin, aile Est en face du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou.

 Quelques instants avant l'incident, raconte la victime, le moteur du véhicule a eu des ratés. C’est juste après ces avertissements qu’un motocycliste alerte dame Akplogan à propos du feu qui couvait sous sa voiture. « Très vide, je suis descendue et j’ai commencé à éteindre le feu avec mon extincteur, d’autres véhicules se sont arrêtés et leurs occupants sont venus me prêter main forte en vain, le feu augmentait au fur et à mesure », confie-t-elle encore sous le choc. « Finalement on m’a convaincue de prendre mes documents à bord et de m’éloigner, poursuit-elle, c’est à contre cœur que je me suis mise à l’écart pour voir mon véhicule acheté il y a quatre ans seulement disparaître dans le feu ».

Arrivé sur les lieux une dizaine de minutes plus tard, les sapeurs pompiers n'ont pas eu du mal à maîtriser le feu. Très vite un périmètre de sécurité a été délimité pour parer à toute éventualité.

L'incident a créé un embouteillage monstrueux devant le Palais de la République. Un embouteillage renforcé par la présence des curieux venus assister au drame.

Modeste Toboula, préfet du Littoral s’est rapidement porté sur les lieux pour constater les dégâts. Un court-circuit serait à l’origine du feu.

La carcasse du véhicule carbonisé a été vite dégagée par les forces de l’ordre et la vie a repris son cours normal.  Pamphile Gaïgbé, un témoin oculaire du drame estime qu’un problème de sécurité se pose aux abords de la présidence de la République. « Je ne comprends pas que les militaires postés à quelques mètres d’une voiture qui brûle n'aient pas pu porter secours», dit-il. « Les militaires étaient là et il a fallu attendre l’arrivée des sapeurs pompiers pour assister la victime, il faut revoir le dispositif de sécurité dans les alentours du Palais.", soutient-il étonné qu'un détachement spécial des soldats du feu ne soit pas dans la proximité de la Présidence pour parer à toute éventualité. 

 

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