Le projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar) a été officiellement lancé, vendredi 21 avril dernier à Cotonou. 28,7 milliards F Cfa sont ainsi prévus pour accompagner 17 000 producteurs maraîchers dans 27 communes du pays.

L’espoir renaît dans la production maraîchère, l’une des treize filières prioritaires du Gouvernement. La raison, le projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar) devient une réalité, avec au total 28,7 milliards de francs Cfa financés par un pool de partenaires avec le Fonds international de développement agricole (Fida) comme chef de file.

Le projet lancé, vendredi 21 avril dernier, vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et surtout à accroître les revenus des maraîchers et leur résilience aux changements climatiques, soutient Oloulotan Sikirou Alabi, coordonnateur du Programme cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (Procar). A l’en croire, le Padmar qui s’étale sur sept ans se décline en trois composantes que sont : la valorisation et la mise en marché de la production maraichère, l’amélioration de la productivité et le suivi-évaluation. Dans son déploiement, il est prévu la construction de 520 km de pistes, l’aménagement de 2100 hectares de périmètres maraichers, l’accès aux technologies améliorées pour accroître la productivité, l’appui à la professionnalisation des maraîchers.  Vingt-sept communes sont concernées dans sept départements du Sud-Bénin. Le projet devra impacter 20 000 personnes dont 17 000 maraîchers et 3000 emplois associés.

 

« Le Padmar s’aligne parfaitement sur les orientations stratégiques nationales du Bénin. Son objectif est d’accroître durablement les revenus des exploitations maraîchères, tout en améliorant leur résilience aux effets des changements climatiques », souligne Luyaku Loko Nsimpasi, directeur Pays du Fida pour le Bénin. Tirant leçons des projets déjà financés par l’organisme, il préconise des approches d’intervention simples et transparentes qui permettent de démarrer rapidement et d’avoir un impact maximal au profit des populations rurales. « Il faut une gestion orientée vers les résultats et l’impact. Le projet devra chaque année saisir, documenter et publier les résultats quantitatifs et qualitatifs obtenus. Il devra transmettre annuellement des indicateurs du système de gestion des résultats et de l’impact », insiste-t-il. Luyaku Loko Nsimpasi accorde aussi de l’intérêt à la démarche inclusive. Il soutient que la bonne compréhension du projet par tous les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre est indispensable à sa réussite.

 

Doper la croissance agricole

Pour le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Delphin Koudandé, le Padmar constitue l’un des projets prioritaires du Programme d’actions du Gouvernement. Sa mise en œuvre devra doper la croissance agricole et favoriser une meilleure gouvernance à une filière maraîchère résiliente et compétitive à travers des Tables de filière maraichère. « Le maraîchage recèle des potentialités aussi bien en termes de contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la croissance qu’à la création d’emplois en milieux périurbains et ruraux.  C’est une filière à haute valeur ajoutée », soutient le ministre. Il estime que le projet permettra à des milliers de jeunes et de femmes du Bénin de sortir de la précarité.

Le financement du Padmar est assuré par un prêt et un don du Fida, un don du Programme d'adaptation de l'agriculture paysanne (Asap), un prêt du Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ainsi qu’une contribution du gouvernement béninois et des bénéficiaires.

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