A l’occasion de la 6e et ultime journée des éliminatoires de la Can, Egypte 2019, les Ecureuils du Bénin et les Eperviers du Togo ont rendez-vous, dimanche 24 mars prochain à Cotonou, pour un derby qui aura valeur de finale au niveau du groupe D. Entre les deux sélections, les hostilités ont déjà été engagées. Après les rumeurs annonçant la délocalisation du match vers Accra, ce sont leurs entraîneurs respectifs qui, au regard des joueurs qu’ils ont convoqués, rivalisent désormais de stratégies.

Les Ecureuils du Bénin sont sur le point de se qualifier pour leur 4e fois, à une phase finale de la Can, après celles de 2004, 2008 et 2010. Un match nul suffira pour faire leur bonheur. Mais avant, ils doivent affronter leurs homologues les Eperviers du Togo qui peuvent également décrocher leur billet pour Egypte 2019, en cas de victoire, dimanche 24 mars prochain à Cotonou, à condition que les Scorpions de la Gambie ne l’emportent pas à Blida, face aux Fennecs de l’Algérie. Le Bénin est actuellement deuxième du groupe D, derrière l’Algérie (10 points) avec 7 points et deux unités d’avance sur le Togo et la Gambie.
En attendant l’échéance, les hostilités ont déjà commencé entre les deux sélections. C’est la preuve qu’elles ne se feront pas de cadeaux. Pour annoncer les couleurs, il y a d’abord eu ces rumeurs selon lesquelles, la Fédération togolaise de football (Ftf) a sollicité, auprès de la Caf, la délocalisation du match du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, vers la capitale ghanéenne, Accra. Au-delà de la situation préélectorale qui n’est pas à l’apaisement avancée comme motif, l’objectif est de déstabiliser la grande mobilisation qui prend corps autour des Ecureuils. Mais force est de constater que depuis jeudi 14 mars, la Ftf a fini par réagir.
C’est à travers un communiqué qu’elle a démenti l’information relative à la délocalisation. Estimant qu’elle n’a jamais exprimé une telle volonté, la fédération dit n'avoir adressé aucun courrier à la Caf au sujet de la rencontre.
Pour ce qui est de la disponibilité du stade Général Mathieu Kérékou dont l’état de la pelouse a été pendant longtemps remis en cause, il n’y a plus à s’inquiéter. Les travaux de sa réhabilitation officiellement relancés le 2 novembre 2018, ont suffisamment avancé. Sur les lieux, mardi 12 mars dernier, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homeky et son collègue du Cadre de vie, José Didier Tonato, ont pu s’en rendre compte. Il y a donc de quoi envisager une amélioration de la pelouse pour l’explication du dimanche 24 mars prochain.
Par ailleurs, en attendant que ne commence le regroupement des joueurs qu’ils ont convoqués, ce sont les listes arrêtées par chacun des entraîneurs des deux sélections qui font l’objet d’une grande attention. Comparativement au match de la 2e journée au cours duquel elles étaient déjà aux prises à Lomé, les deux effectifs ont été beaucoup remaniés.
Du côté togolais, l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille, Alaixys Romao qui n’était plus apparu en sélection depuis la Can, Gabon 2017, signe son retour. Sur la liste de Claude Le Roy, on note également les retours de Gilles Sunu et Ihlas Bebou, absents pour blessure lors du dernier regroupement en novembre 2018. De même, suspendu pour le match contre l’Algérie (1-4), Hakim Ouro-Sama et Djene Dakonam effectuent eux aussi leur retour. A noter également les premières convocations pour le défenseur Kodjovi Djoyagbo de l’As Otr et du jeune gardien Idrissa Ogodjo (Dcmp, Rd Congo). L’attaquant Kodjo Laba de la Renaissance sportive de Berkane sera l’un des atouts des Eperviers.
Quant à Michel Dussuyer, il a fait appel à de nouveaux joueurs dont trois du championnat national mais aussi, à Rodrigue Kossi du Club africain et Yannick Aguemon de l’OH Louvain. Privé de Stéphane Sessegnon, Sessi d'Almeida et Mickaël Poté, tous suspendus, le Bénin enregistre le grand retour du milieu de terrain, Mama Seibou, écarté de la sélection pour cause de blessure, tout comme, Anaane Tidjani de l’US Ben Guerdane en Tunisie, présent au match aller contre le Togo et qui a été écarté lors de la double confrontation face à l’Algérie et lors du match contre la Gambie. Il y a également le latéral droit de l’Aspac, Rodrigue Fassinou, et surtout les nouvelles trouvailles Chérif Dine Kakpo et Patrick Sèdjamè, respectivement gardien de but et milieu des Buffles du Borgou.
Depuis le 7 novembre 1982, les deux nations se sont opposées à 17 reprises avec 7 victoires et 2 victoires respectivement pour le Togo et le Bénin. Les deux pays se sont aussi neutralisés à 7 reprises. Sur les 17 confrontations, 10 ont été des matchs amicaux. Jusqu'en 2006, le Bénin n'avait jamais battu le Togo. Il a fallu attendre les éliminatoires de la Can 2008, avant de le voir l’emporter sur un large score (4-1) à Cotonou, après la défaite (2-1) concédée au match aller à Lomé. Depuis 2007, il n'a plus perdu devant le Togo, aussi bien à Lomé qu’à Cotonou.

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