Pour un évènement inédit, le gala international de boxe organisé pour la première fois à Parakou, samedi 1er septembre dernier, a tenu son rang. L’apothéose a été le combat vedette au cours duquel le fils du terroir, Séidou Fataou Garadima alias Commandant Boro, a tout simplement rossé le Ghanéen Ahhbah Kofi dit Black Bomba, s’accordant le privilège de faire désormais partie des boxeurs professionnels de la West African Boxing Union.

Grande aura été la désillusion d’Ahhbah Kofi alias Black Bomba, samedi 1er septembre dernier au stade municipal de Parakou, à l’occasion du gala international de boxe organisé par Gankouin 229 du promoteur Edgard Adoukonou. Il n’a pas eu le temps d’en finir avec son challenger béninois avant la troisième reprise, comme il l’avait promis. C’est plutôt le pugiliste béninois Séidou Fataou Garadima dit Commandant Boro qui, à la grande satisfaction du public qui a fait massivement le déplacement, a pris le meilleur sur lui à la quatrième reprise, par arrêt de l’arbitre international Bertin Adonh. Une victoire qui lui permet d’intégrer désormais le cercle fermé de la West African Boxing Union.
En effet, c’est avec une farouche détermination que Commandant Boro engagea les hostilités, imposant un rythme d’enfer à son adversaire, ne lui accordant aucun répit. Très agressif et soutenu par un public acquis à sa cause, il lui administra de façon accélérée des uppercuts, des crochets et une volée de directs au cours des deux premiers rounds. Mais le Ghanéen très expérimenté avec ses 15 combats livrés dont 10 remportés par KO, va se montrer un invétéré encaisseur, laissant passer la tempête.
Au troisième round, il tentera de refaire son retard. Sa résistance ne sera que de courte durée, puisque Commandant Boro passera à la vitesse supérieure, dès le coup d’envoi du quatrième round. A bout de souffle et dépassé par les évènements, Black Bomba ne savait plus à quel saint se vouer. Tel un géant qui a perdu ses appuis, il vacille et se retrouve allongé de tout son long sur le ring. Revenu entre-temps dans le combat, après un décompte jusqu’à 6, il n’arrive plus à résister aux coups de poing fermes et ravageurs du boxeur béninois. Une correction en bonne et due forme, qu’il n’oubliera pas de si tôt tout comme l’antre du stade municipal de Parakou dans lequel elle lui a été infligée. Ce qui contraindra l’arbitre à mettre un terme au combat prévu pour six rounds de trois minutes chacun.
Emu, Commandant Boro a loué l’expérience de son adversaire et aîné dans la boxe. Ayant à cœur de devenir le digne successeur du champion d’Afrique à vie de boxe, Aristide Sagbo alias Soweto, Commandant Boro vient ainsi d’effectuer son entrée dans le monde des boxeurs professionnels. Pour lui, s’ouvre donc une nouvelle page dans sa carrière. Très prochainement, il pourra livrer un combat titre en jeu, au niveau de la West African Boxing Union.
Avant ce combat vedette néo-professionnel dans la catégorie des mi-lourds, il y a eu six combats amateurs et un combat d’exhibition entre le vice-président de la Fédération béninoise de boxe, Pierre Hinvi, et l’arbitre international Bertin Adonh.
Pour ce qui est des combats amateurs, le Borgou a enregistré deux victoires contre une pour l’Atlantique. En dehors des pugilistes de ces deux départements, il y avait également ceux du Zou?

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