Commencé lundi 20 août dernier au stade omnisports de Parakou, le camp de football organisé par le Centre académique Latoundji Sports Promotion (Lsp) a pris fin, lundi 27 août dernier. L’occasion a permis aux bénéficiaires, au nombre d’une quarantaine, d’affiner leurs talents à travers des séances pratiques et techniques.

Le développement du football béninois, pour le Centre académique Lsp, passe par la formation à la base. Un travail pour lequel il s’investit depuis son ouverture, il y a près de deux ans, en décidant de donner une chance à un certain nombre d’enfants. Le camp-football qu’il a organisé du 20 au 27 août dernier au stade omnisports de Parakou, à l’intention d’une quarantaine d’entre eux, participe de ce choix.
Il s’agit, selon le consultant coach football Ghislain Patrick Agoli-Agbo, de les aider à croire et à réaliser leur rêve. C’est au moment où il faisait ses preuves au Lizzy Sport complex du Ghana, qu’il a compris que les jeunes doivent être formés en tenant compte du niveau du football professionnel. « Il faut former depuis la base », insiste Ghislain Patrick Agoli-Agbo. « Ils ont entre 10 et 14 ans. C’est l’âge où ils ont encore des gestes à l’état pur et naturel que l’on peut travailler à volonté», poursuit-il. « A ce niveau de préformation, ils ont la facilité de mieux assimiler et de se développer. D’ici deux ans, ils pourront commencer par s’annoncer », assure le technicien.
Ce camp de football, soutient-il, a permis de créer le brassage entre les 20 jeunes arrivés du Centre académique auxquels se sont joints d’autres stagiaires venus de Parakou, notamment du Réal Sport et de l’Aksp Kabongo. Ils ont aussi eu l’opportunité d’acquérir de nouvelles expériences avec d’autres entraîneurs, puis d’apprendre à vivre loin de leurs parents, en équipe.
Par rapport au niveau des enfants au cours du camp, Ghislain Patrick Agoli-Agbo pense que ce ne sont pas les jeunes talents qui manquent au sein du football béninois. « Pendant les quelques jours auxquels ce camp a duré, ces enfants m’en ont encore donné la preuve. Le vrai problème, c’est qu’ils manquent d’activités et ne sont pas pris en charge à temps », a-t-il fait remarquer.

Satisfaction

Grande était la satisfaction des enfants rencontrés. Ils ont apprécié ce que l’on leur a appris. « Nous nous réjouissons de ce camp. Non seulement les enfants étaient disponibles, mais se sont également bien exprimés au contact du ballon», s’est réjoui l’entraîneur.
La conduite de balle avec et sans obstacle, la différence entre un footballeur simple et un footballeur professionnel, la coordination, la technique de l’échauffement et des étirements leur ont été enseignés. Il y a également la passe, la conservation de balle, les lois du jeu, les duels, l’esprit d’équipe et comment impressionner son coach. Désormais, les enfants appréhendent mieux le milieu dans lequel ils veulent faire carrière.
Pour la circonstance, le centre Lsp s’est déplacé avec certains de ses encadreurs. Il s’agit des coachs Jerry Zato, spécialisé dans l’encadrement des gardiens de but ; Jean Dohou qui travaille avec les moins de 7 ans et le chargé du matériel et de l’administration, Calixte Dossa. Sur le terrain, l’équipe a été appuyée par les entraîneurs Raoul Zamba et Patrick Agbégninou,
La formation à la base n’étant pas une chose aisée, l’entreprise n’a pas été sans difficultés. « Ce que nous avons fait, l’a été grâce à la volonté de Moussa Latoundji. Il a apporté tout ce qu’il faut pour que les enfants travaillent dans de bonnes conditions », a avoué Ghislain Agoli-Agbo. « Ce n’est pas facile de faire déplacer tous ces enfants de Cotonou pour Parakou, puis de les héberger et de les nourrir comme cela se doit. Il faut des moyens financiers. Mais on essaie de faire de notre mieux afin qu’ils soient satisfaits », a-t-il fait observer. Il espère que le nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de football élu samedi 25 août dernier, continuera sur la même lancée que la précédente dirigée par Moucharafou Anjorin.
Le technicien garde espoir qu’elle mettra l’accent sur la préparation et l’encadrement de la relève. Il est confiant qu’en football, il ne saurait exister de génération spontanée. Ainsi, pour une vision de développement du football béninois, explique-t-il, il faut un projet à long terme qui accorde une place de choix à la formation à la base. Il a invité le ministère des Sports qui a déjà commencé avec la création des classes sportives et culturelles, à ne pas oublier les centres de formation. Il n’aura qu’à les accompagner dans la formation et leur orientation. Ce qui leur permettra, estime-t-il, de jouer convenablement leur rôle?

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