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Le président du Comité de normalisation du football béninois (Conor) a donné un point de presse, jeudi 31 mars à Cotonou. C’est pour faire connaître le bilan des activités de sa structure, puis exposer les difficultés auxquelles elle est confrontée dans l’exécution de la mission à lui assignée par la Fifa et la Caf. Il ressort de cette rencontre que le congrès électif prévu pour le 3 avril prochain, n’aura plus lieu comme prévu, faute de financement.

A la mise sur pied du Comité de normalisation du football (Conor), trois missions lui avaient été confiées. La Fifa et la Caf avaient demandé au comité de ramener la sérénité dans la famille du football béninois, en réconciliant ses acteurs, de gérer les activités footballistiques et d’organiser le congrès électif. A un mois de la fin de son mandat, son président, Rafiou Paraïso se félicite du chemin parcouru en dépit des énormes difficultés rencontrées.

En ce qui concerne la première mission ; celle de la réconciliation des acteurs du football béninois, le président Rafiou Paraïso a rappelé les séances que le Conor a tenues avec les différents acteurs ainsi que les descentes qu’il a effectuées sur le terrain, pour aller à leurs rencontres afin de les écouter et de recueillir les causes de la crise et les solutions qu’ils proposent. A l’issue de cette démarche, le Conor avait projeté d’organiser une première fois les 12 et 13 mars derniers, puis les 28 et 29 mars passés le forum au cours duquel les différents acteurs vont se retrouver pour endiguer définitivement la crise. Toute chose qui chaque fois, a été rendue impossible par l’indisponibilité des moyens financiers.
La deuxième mission du Conor qui est d’organiser les activités footballistiques a été bien exécutée, selon Rafiou Paraïso. Il n’en veut pour preuve que les championnats nationaux de transition qui suivent actuellement leurs cours et l’engagement des équipes nationales dans les différentes compétitions. A l’en croire, les encadrements des équipes de catégories d’âge sont en train d’être mis en place.
Quant à l’organisation du congrès électif, le Conor est confronté, selon son président, à toutes les difficultés. « Jusqu’à ce jour, nous n’avons reçu aucun kopeck du gouvernement », se désole Rafiou Paraïso. « Parce que les assises des acteurs du football n’ont pas pu tenir faute de moyens, le congrès électif qui lui est lié, ne pourra non plus avoir lieu à la date prévue. Car sans que les acteurs du football ne s’entendent, il serait inutile et vain d’installer un bureau à la tête de la Fédération béninoise de football », a-t-il insisté.
Profitant de l’occasion pour se prononcer au sujet des agitations observées depuis quelques jours dans l’opinion, par rapport au congrès et à l’unique liste retenue, Me Rafiou Paraïso déclare que « Le Conor a tout fait, en toute bonne foi ». Il dit avoir respecté toutes les règles en ce qui concerne la réception des candidatures et n’a d’ailleurs aucun intérêt à exclure qui que ce soit parce qu’il est investi d’une « mission républicaine ». ¦

Ecueils et intimidations


Le président du Conor a révélé lors de son point de presse, que depuis qu’il a été investi de sa mission, le gouvernement béninois ne lui a rien donné en termes de moyens financiers. Les seuls moyens dont a bénéficié jusqu’ici le Conor, sont ceux provenant de la Fifa et de la Caf. Le gouvernement n’a alors pas joué sa partition pour la tenue des assises et par ricochet celle du congrès électif.
Rafiou Paraïso dénonce aussi la volonté du président de l’ancien bureau de la Fbf de laisser la vérité se manifester, le pot aux roses être découvert en terme de ce qu’il a mené comme mal-gouvernance. Il est revenu sur les 600 millions de F CFA alloués à la FBF par la Fifa et dont l’ancien Comité exécutif et son président ne sont pas arrivés à justifier jusqu’à présent. Pour Rafiou Paraïso, l’ex président de la Fbf qui devait rendre disponible les documents comptables de la gestion de ces fonds, les a «confisqués». Cela ne facilite pas l’audit qu’entend commanditer la Fifa et dont les experts devaient fouler le sol béninois ce mois.
Par ailleurs, le président du Conor a dénoncé des menaces de morts et d’enlèvement que lui aurait proférés avec sa femme et ses enfants, l’ex-président de la Fbf. Ce dernier, confie Rafiou Paraïso, l’a appelé et menacé, alors qu’il rendait visite à un couple ami, avec sa femme. « Je viens d’une réunion où ton sort a été scellé. Tu seras enlevé, ta femme et tes enfants aussi », a-t-il poursuivi, rapportant les propos qui lui ont été tenus. Le président du Conor dit, après avoir pris acte de ces « intimidations », informé qui de droit. Il entend jouer sa partition jusqu’à terme pour ce qui est de la mission qui lui a été confiée. ¦ C.H.

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