Ce jour, s’ouvre à Cotonou, la deuxième Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres de l’Economie numérique, sur la sécurité des soins en Afrique (Cimsa 2018). En prélude à la rencontre, des experts se sont concertés, ce dimanche 17 juin à la Faculté des sciences de la santé pour les travaux préliminaires qui serviront de socle aux travaux proprement dits.

Le défi qui s’impose aujourd’hui aux Etats africains, c’est de garantir aux populations, un accès équitable à des soins de santé de qualité. Un sujet pertinent qui mobilise, du 18 au 22 juin prochain à Cotonou, les ministres de la Santé et ceux de l’Economie numérique d’Afrique. Une rencontre porteuse de mille espoirs dont l’acte I a démarré, ce dimanche 17 juin, avec la réunion des experts. Il est attendu de ceux-ci, l’examen et la validation des projets de documents ainsi que des notes de synthèse qui seront soumis aux ministres en charge de la Santé et des Technologies de la communication et de l'Information pour adoption. Au nombre de ces documents, a rappelé le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, Dr Jean-Pierre Baptiste, on peut noter le projet de schéma d’harmonisation des démarches d’implication des patients et familles de patients dans la sécurité de l’offre de soins, le projet de termes de référence de l’enquête pilote régionale de prévalence des infections nosocomiales dans les services publics de maternité, le projet de mise en place d’un cycle de formation continue professionnelle en e-Santé, le projet de mise en place du Prix d’excellence international et labels sur la sécurité des patients, l'innovation et la santé numérique et bien d’autres documents. Les orientations techniques données par ces experts permettront aux ministres d’ajouter leur touche politique pour le bien-être des peuples africains, a-t-il indiqué. 

Comme lui, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, au nom de ses pairs, attend de la rencontre de Cotonou, qu’elle soit le point de départ pour une meilleure offre de soins aux patients. « Nous avons compris la nécessité d’associer les ministères des Tic pour relever de façon plus efficiente les défis qui attendent le secteur de la santé et booster l’amélioration de la qualité des soins dans les hôpitaux », a-t-il indiqué à l’ouverture des travaux. Aussi a-t-il rappelé aux experts qu’ils doivent amender les principaux documents techniques élaborés au cours de la précédente conférence en tenant compte des progrès technologiques dans le domaine du numérique. « Ces
documents serviront à élaborer des recommandations fortes devant permettre une meilleure sécurité des soins dans chacun des pays africains », soutient le ministre qui dit compter sur leur expertise pour que ces documents finalisés servent de socle au niveau de chaque pays pour jeter les bases d’une meilleure performance des systèmes de santé.

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