Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a lancé, ce jeudi 31 mai, la Journée portes ouvertes conjointe de clôture des projets d’Accélération de la réduction de la morbidité et de la mortalité due à la malaria (Arm 3) et d’Amélioration de la santé de la reproduction, du nouveau-né et de l’enfant (Ancre). C’était en présence de l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn, et des autres acteurs.

« Dans quelques mois, les projets Arm 3 et Ancre bouclent leurs valises en laissant derrière eux des statistiques impressionnantes », a révélé l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Lucy Tamlyn.
La diplomate justifie que le projet d’Accélération de la réduction de la morbidité et de la mortalité due à la malaria (Arm 3) a contribué à la réduction substantielle des taux de létalité du paludisme à l’hôpital, qui est passé, renseigne-t-elle, de 12,3 % en 2011 à 0,9 % en 2016, grâce à l’élargissement du triage, l’évaluation et le traitement d’urgence (Tetu).
Quant au projet d’Amélioration de la santé de la reproduction, du nouveau-né et de l’enfant (Ancre), développe la diplomate, il soutient 90 % de toutes les cliniques publiques et privées enregistrées dans ses dix zones sanitaires. Le projet Ancre a également contribué, poursuit-elle, à la qualification de 90 % des zones de santé répondant aux critères de préparation de l’Oms pour la riposte au virus Ebola, rendant ces zones plus aptes à détecter les épidémies, notamment la fièvre Lassa et à y répondre.
« Ce travail (parlant des retombées des deux projets) a eu un impact significatif aussi bien sur les personnes que sur le système de santé », confie-t-elle. En guise d’illustration, Lucy Tamlyn se
réfère à la situation de dame Sabi Adama, mère de six enfants qui vit dans un village très éloigné de Tchaourou, presque morte au cours de son troisième accouchement. Fort heureusement, se réjouit la diplomate, en 2017, elle a décidé de se rapprocher du relais communautaire récemment formé avec le soutien de Arm 3 et Ancre pour recevoir ses conseils pendant sa nouvelle grossesse. « Elle a ainsi bénéficié de soins prénataux, de traitement présomptif intermittent du paludisme et a même allaité sa petite fille pendant six mois », justifie-t-elle. Ce jour marque la fin des deux projets mais aussi le début d’autres programmes de grande envergure qui s’inspirent de l’expérience des projets en cours d’achèvement, annonce-t-elle.
Une heureuse annonce qui concorde bien avec les mots de gratitude du ministre de la Santé Alassane Séidou à l’endroit de Lucy Tamlyn. « Le gouvernement de Patrice Talon par ma voix, voudrait remercier le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique pour les deux projets finissants et ensuite souhaiter leur reconduction ou l’élaboration de nouveaux projets pour une meilleure appropriation et une pérennisation des résultats », souhaite-t-il.
Faisant à son tour le bilan du projet Ancre, le ministre de la Santé, Alassane Séidou le crédite, entre autres, de l’élaboration du plan stratégique du Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous) et son équipement en mobiliers et bureautique, la mise en place de 239 équipes d’amélioration de la qualité des soins dans les formations sanitaires publiques et privées dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale d’assurance qualité des soins.
Par rapport au projet Arm 3, le ministre de la Santé a salué la mise en place d’un système d’informations et de gestion logistique des antipaludiques qui a facilité la prise de décisions en temps réel et amélioré la disponibilité des intrants du paludisme et également la mise en place de la politique nationale de lutte contre le paludisme par l’introduction du Tpi 3 et de l’artesunate injectable. Un bilan positif, somme toute, sur la base duquel le ministre a appelé ses collaborateurs et autres partenaires à plus de courage et de détermination afin de garantir à chaque Béninoise et Béninois une meilleure santé.

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