Les hémorroïdes sont des veines qui entourent l’anus et le rectum. Chaque être humain en possède et à l’état normal, ils ne causent aucun problème et sont indolores. Lorsque les hémorroïdes deviennent douloureux, démangent et/ou saignent, on parle alors de crise hémorroïdaire. Comment soulager une crise hémorroïdaire, l’équipe médicale de « Dis-moi Doc » (une application mobile qui met en contact professionnels de la santé et populations), nous en donne les explications.

Lorsque survient une crise hémorroïdaire, les malades souffrent en silence, tant cette maladie suscite une gêne, vu la nature de la partie du corps concernée. Les hémorroïdes sont des veines qui entourent l’anus et le rectum. Ils ne constituent donc pas une maladie mais une partie de notre anatomie. « Le problème survient lorsque ces veines se dilatent d’une façon anormale et s’extériorisent causant, de ce fait, des douleurs ainsi que plusieurs symptômes gênants » précise l’équipe médicale de « Dis-moi Doc ». Plusieurs facteurs favorisent la crise hémorroïdaire mais d'une manière générale, toute pression trop importante exercée sur les veines hémorroïdes peut entraîner leur congestion.
Il y a des signes qui indiquent la survenue d’une crise hémorroïdaire. Il s’agit notamment des douleurs qui s’intensifient selon le stade d’évolution des hémorroïdes et notamment dans le cas des thromboses (caillots dans les veines).
Au nombre de ces symptômes, précise « Dis-moi Doc », figurent les démangeaisons anales : « c’est le besoin de se gratter qui survient lors de la poussée hémorroïdaire. Ils sont généralement très embarrassants ». Il y a également les saignements. Il s’agit d’un sang de couleur rouge vif qui accompagne les selles et peut être observé directement sur le papier toilette. Il y a un prolapsus, c’est-à-dire l’extériorisation des hémorroïdes en dehors de leur place normale. A en croire ces spécialistes de la santé, « même une intervention manuelle ne suffit pas pour les faire rentrer ». Un autre signe qui fait penser à la crise hémorroïdaire est cet inconfort dans la position assise. Ce sont des douleurs qui surviennent en position assise à cause de la force exercée sur l’abdomen. Quand ces signes apparaissent, un traitement s’impose mais avant, il est nécessaire de consulter un spécialiste de la santé (médecin ou pharmacien) pour se faire indiquer un traitement approprié.

Veiller à une hygiène anale impeccable

Au-delà du traitement que pourrait indiquer le spécialiste de la santé, « Dis-moi Doc » prodigue quelques conseils de base. Il est question, entre autres, de veiller à maintenir une hygiène anale impeccable, prendre un bain ou une douche chaque jour. Pas besoin d’utiliser quotidiennement du savon. Il est important que la zone enflammée ne s’infecte pas. L’équipe recommande également de limiter l’utilisation du papier toilette, d’utiliser des lingettes pour bébé ou un papier toilette imbibé d’eau. Le malade peut aussi appliquer du froid, en cas de douleur ou de démangeaisons. Autrement dit, il faut appliquer des compresses froides au niveau anal plusieurs fois par jour.
De même, elle recommande de « faire des bains de siège avec de l’eau froide, l’eau chaude provoquerait une vasodilatation qui pourrait accentuer la crise ».
Sur le plan vestimentaire, l’équipe conseille le port de sous-vêtements de coton qui permettront l’évacuation de l’humidité contrairement aux tissus en fibres synthétiques ou autres. Au plan alimentaire, certains aliments qui peuvent irriter les muqueuses sont à éviter ; c’est le cas par exemple du café (même décaféiné), de l’alcool, du thé, de la moutarde forte, du piment fort et autres épices. L’équipe conseille un régime végétarien jusqu’à la disparition des symptômes.
Par ailleurs, les malades doivent éviter les efforts pouvant augmenter la pression dans les veines, lever des objets lourds, trop forcer en allant à la selle.
A en croire les spécialistes de « Dis-moi Doc », « les crèmes ou pommades à base de corticoïdes qui ont un effet anti-inflammatoire puissant apportent un soulagement rapide ». De même, de nombreuses préparations locales anti hémorroïdaires sont disponibles et en vente libre en pharmacie en pommade, crème, suppositoire (si l’introduction de ce dernier n’est pas trop douloureuse). Ils peuvent être accompagnés d’un traitement oral bien que celui-ci ne soit pas indispensable. En cas de complications, des traitements plus lourds existent.
Il s’agit ici d’injections sclérosantes ou même d’intervention chirurgicale pour effectuer un hémorroïdectomie. Dans tous les cas, il est conseillé de toujours faire rexours aux spécialistes de santé en cas de crise hémorroïdaire pour savoir la conduite à tenir?

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