Depuis ce lundi 18 septembre, écoliers et élèves ont repris le chemin de l’école. Cette reprise des classes qui fait suite à plus de deux mois de vacances rime chez certains apprenants avec stress et autres problèmes de santé. Comment coupler une bonne rentrée et une bonne santé des enfants, Dr Daouda Sikirou, développeur de l’application « Allô Doc », indique les précautions à prendre.

La reprise des classes constitue souvent un moment de grand stress, aussi bien pour les écoliers et élèves que pour les parents. Pour le Dr Daouda Sikirou, la rentrée chez les enfants rime avec un nouvel environnement, de nouveaux enseignants, de nouveaux amis et parfois un nouveau mode d’alimentation. Autant de changements qui peuvent impacter leur santé. Pour préparer les enfants à une rentrée en toute sérénité, ce spécialiste de la santé propose une série de précautions.Tout d’abord, faire un check-up si ce n’est pas encore fait. Il s’agit d’amener l’enfant vers un agent de santé pour un examen succinct pouvant permettre de dépister et traiter d’éventuelles affections existantes. Ceci devrait être fait avant le début de la rentrée. 
La deuxième précaution à prendre consiste à prévenir le paludisme en renforçant les mesures habituelles de lutte, surtout en cette période de pluies où les moustiques prolifèrent. « A défaut de dépister le paludisme latent, il faut être vigilant pour dépister très tôt une fièvre ou fébricule, des frissons, des maux de tête, des nausées et vomissements, un manque d’appétit, une fatigue généralisée, des vertiges », préconise Dr Daouda Sikirou. 
Une autre mesure tout aussi importante à prendre est le déparasitage des enfants.  Au-delà des apprenants, c’est tout l’entourage, c’est-à-dire les frères et sœurs mais aussi les parents, la baby-sitter, qui doivent se faire déparasiter, insiste le médecin. « Les parents devront être aussi vigilants et surveiller les selles et les comportements de leur enfant afin de dépister les symptômes d’une parasitose intestinale que l’enfant a pu contracter à l’école », ajoute-t-il. 
Pour assurer une bonne santé à l’enfant tout au long de l’année scolaire, aussi bien à l’école qu’à la maison, il faut insister sur l’importance d’une bonne hygiène quotidienne : lavage des dents matin et soir, lavage des mains après chaque passage aux toilettes et avant les repas.

Etre attentif aux troubles visuels et auditifs

Par ailleurs, certains troubles insidieux peuvent perturber le suivi normal des cours par l’enfant. Il revient aux parents d’être suffisamment attentifs et observateurs pour aider à détecter à temps lesdits troubles. C’est le cas des troubles visuels et auditifs. « Chaque parent doit prêter attention à un enfant qui n’accroche pas le regard, qui louche, qui cligne des yeux trop fréquemment, qui larmoie facilement ; qui se cogne ou tombe plus que de normal, qui coordonne mal ses gestes », souligne Dr Daouda Sikirou. En cas de doute, il recommande de consulter un agent de santé qui orientera, si nécessaire, vers un médecin spécialisé. Etant donné qu’il faut bien voir pour bien lire, seul un dépistage précoce permet de mieux aider l’apprenant. Une anomalie de vision non corrigée est liée à un risque de difficulté d’apprentissage de la lecture, donc de retard scolaire, relève-t-il. 
Autre chose à laquelle les parents doivent accorder une attention particulière est la capacité auditive de l’enfant, car pour ce spécialiste de la santé, il faut bien entendre pour bien comprendre. « Une surdité diagnostiquée tardivement est plus longue à rééduquer. C’est d’ailleurs le plus lourd handicap sensoriel. Il retentit sur l’apprentissage et la compréhension du langage et peut conduire à un isolement psychologique, un retard ou un échec scolaire », précise-t-il. Etant donné que neuf fois sur dix, ce sont les parents qui détectent un trouble d’audition chez leur enfant, ils doivent faire attention, selon le médecin, aux signes d’alerte suivants : l’absence de réaction à votre voix lorsqu’il ne vous voit pas ; un retard de langage important ; s’il vous fait répéter sans cesse ; s’il a un comportement agressif ou au contraire, trop calme, trop réservé ; s’il fait des otites (aiguës ou séreuses) à répétition qui peuvent, à la longue, endommager le tympan ou l’oreille moyenne ; s’il multiplie les rhino-pharyngites. Mal soignées, elles peuvent entraîner certains troubles de l’audition, fait remarquer Dr Daouda Sikirou. De la même manière, il faut s’assurer que tous les vaccins de l’enfant sont à jour, conseille-t-il. 
Au-delà de cette première journée de classe ; il faut veiller, tout au long de l’année scolaire, à l’alimentation de l’enfant, à son emploi du temps de sorte qu’il retrouve un rythme de sommeil adapté à la vie scolaire. Selon les spécialistes de la santé, l’enfant a besoin d’au moins 10 h de sommeil par nuit. A l’ère des technologies de l’information et de la communication, il faut également rester vigilant sur un usage abusif de l’ordinateur et des jeux électroniques, notamment le soir car les écrans favorisent les risques d’insomnie et par conséquent, la somnolence en classe.

Évaluer cet élément
(1 Vote)
Lu 4741 fois