Les travaux des quatrièmes journées scientifiques de la Société béninoise de parasitologie-mycologie (Sobepam) ont été lancés, ce mardi 25 juillet à Cotonou, par le ministre de la Santé
Alassane Séïdou. Portant sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées », ces journées offrent l’occasion de faire le point des actions qui ont été menées par le Bénin pour lutter contre lesdites maladies.

« Une société scientifique vit par la qualité des activités qu’elle organise », affirme le président du Comité scientifique de la Société béninoise de parasitologie-
mycologie (Sobepam), le docteur Marcel Zannou. Cela traduit le bien-fondé des quatrièmes journées scientifiques sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées » dont les travaux ont démarré hier à Cotonou.
La présidente de la Sobepam, le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, a situé le contexte de la tenue desdites journées avant de faire le point des actions qui ont été menées jusque-là par son organisation. Créée en 2009, la Sobepam, selon sa présidente, entend assurer l’arrimage entre les institutions qui effectuent les recherches scientifiques et les structures qui sont appelées à mettre en application les résultats des recherches.
Pour réussir les actionsvisant une meilleure santé des populations, Dorothée Akoko Kindé-Gazard estime qu’il faut orienter les réflexions sur ce qu’elle appelle « les déterminants de la santé ». Il s’agit, explique-t-elle, des facteurs qui entrent en jeu afin que les populations soient en bonne santé ou non. Il s’agit, a-t-elle souligné, des facteurs socio-économiques qui se rapportent à l’habitat, l’urbanisme et l’aménagement rural, les modes de vie, la situation de l’emploi, les modes de consommation, les loisirs. Elle cite également les facteurs psychoculturels qui sont relatifs à la scolarisation, la mentalité des populations devant les problèmes sanitaires, les coutumes, croyances et traditions en matière de santé. La présidente de la Sobepam affirme qu’il y a tant à faire dans la lutte contre les maladies qui affectent les populations les plus pauvres.

Initiative salutaire

Le représentant du représentant-résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, le docteur Télesphore Houansou, a salué l’initiative qui vise à faire le point des recherches réalisées au Bénin dans le cadre de la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées. Des recherches dont les résultats permettront, selon lui, d’améliorer les performances des programmes du ministère de la Santé dans les domaines abordés au cours des travaux.
Le docteur Télesphore Houansou souligne que l’Oms met un point d’honneur à la recherche surtout lorsqu’elle est portée par les chercheurs/scientifiques qui vivent dans les zones où sévissent les maladies concernées. En tant que source d’informations nouvelles pour établir le diagnostic, déterminer les besoins et résoudre les problèmes de santé, la recherche, estime le représentant du représentant-résident de l’Oms, doit avoir une place de choix dans chacune des initiatives. Pour ce faire, il faudrait à son avis, intégrer dans les démarches, des activités de recherche multidisciplinaire, qui sont susceptibles de promouvoir les formes endogènes de traitement et de prévention des maladies.
Heureux de la tenue de ces journées scientifiques, le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, estime qu’elles constituent une occasion exceptionnelle. Car, elles permettront une discussion et des échanges entre parasitologues, entomologistes, biologistes, médecins, anthropologistes, praticiens de la Médecine traditionnelle, chercheurs, professionnels de la santé, scientifiques de tous horizons. Elles sont également une occasion de faire l’état des lieux des affections les plus meurtrières du Bénin, notamment par rapport aux connaissances nouvelles acquises par la communauté scientifique. C’est pourquoi, il se réjouit d’être avec les chercheurs et les différents acteurs dans le cadre de ces journées scientifiques.
Durant les deux jours de travaux, il sera question de deux grandes conférences dont celle inaugurale a été donnée hier par la présidente de la Sobepam et d’une trentaine de communications.

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