L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a initié le Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere). Lors du récent sommet de l’Uemoa tenu en janvier dernier à Cotonou, les autorités de l’Union ont visité certaines réalisations dudit programme qui promeut les énergies renouvelables et participe à la protection de l’environnement.

Le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont les deux volets du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui concourent à l’amélioration des effets de l’énergie sur le climat. Cette précision a été donnée par le directeur de l’énergie, des télécommunications et des Tic à la Commission de l’Uemoa, Roger Hounkanrin, en janvier dernier lors de la visite des chantiers de l’union à Cotonou dans le cadre du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa.

En effet, lorsqu’on évoque le développement des énergies renouvelables, explique Roger Hounkanrin, cela veut dire que l’énergie qui sera utilisée soit beaucoup plus de l’énergie renouvelable que de l’énergie produite à base du fossile (à base du pétrole) qui pollue l’environnement. Tous les effets que la pollution due à la production d’énergie par le pétrole engendre sur le climat, fait-il remarquer.
L’efficacité énergétique apparaît comme une composante formidable pour dire qu’avec très peu de moyens, l’on peut arriver à économiser beaucoup de mégawatts, observe Roger Hounkanrin.
Pour le directeur de l’énergie, des télécommunications et des Tic, il suffit seulement d’arriver à éduquer les populations à bien utiliser l’énergie qu’elles ont à disposition en faisant de l’économie par des projets d’efficacité énergétique. On diminue ainsi souligne-t-il, les effets induits par la production d’énergie produite à base du fossile sur le climat.

Développer plusieurs autres projets

Par ailleurs, l’Uemoa est en train de développer plusieurs autres projets dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. «C’est la part de la Commission de l’Uemoa à tout ce qui peut concourir à l’amélioration des effets sur le climat. L’intérêt pour les populations est énorme », déclare le directeur de l’énergie. En considérant l’énergie produite à base du fossile pour obtenir du pétrole estime-t-il, il faut voir les conflits que le pétrole engendre dans le monde. Il ajoute qu’il faut aussi envisager tous les avantages qu’il y a à disposer de l’énergie sans recourir au pétrole et simplement sur la base du soleil. «Il y a un grand aspect du problème que personne ne voit mais qui est réglé si on arrive à produire de l’énergie à base du soleil. Les gens seront détournés tant soit peu de la production de l’énergie par le pétrole et s’orienter plutôt vers le soleil. Le monde sera donc épargné de tous les conflits qui sont légion», fait observer Roger Hounkanrin, par ailleurs.
L’aspect efficacité énergétique permettra de réduire la facture de l’énergie des foyers et par extension, celles des administrations des Etats. « Si les Etats peuvent introduire dans les administrations, remplacer les ampoules de 40watts par celles de 18watts avec la même puissance, tout cela agrégé fera une grande puissance qui sera disponible avec très peu de moyens », explique-t-il. Cela revient, selon lui, comme si c’est une autre centrale qui a été érigée avec très peu de moyens. Il relève que cette énergie économisée peut être mise à disposition d’autres populations qui sont dans le besoin.
L’initiative est louable, car cela a permis d’implanter dans la ville beaucoup de lampadaires, explique Orou Bata Se Dan pour qui, cela fait au total 730 si on compte les localités dans lesquelles ont été installées les mini-centrales solaires. Il y a 6 localités qui ont bénéficié des mini-centrales. Il y a également à ces niveaux de l’éclairage public.Les 60% de ce total sont implantées à Cotonou et visibles.« Elles concourent au bien-être des populations de Cotonou et du Bénin.

Etudier la nuit

Avec ce programme, on ne doit plus importer des appareils qui consomment beaucoup d’énergie, toutes choses qui évoquent l’efficacité énergétique. « L’étiquetage des appareils relève d’un projet que nous sommes en train de développer actuellement pour qu’au niveau des équipements électro-ménagers qui vont rentrer dans l’espace, on indique réellement la puissance qu’elles utilisent », informe le directeur. Selon ses observations, les climatiseurs et réfrigérateurs venus d’Europe marchent sur une puissance déterminée. « Il se trouve que ce sont des puissances exagérées, donc des anomalies que nous devons corriger. A la fin du projet, nous pensons édicter une directive dans ce sens afin que les Etats sachent comment s’y prendre avant d’acquérir leurs appareils électro-ménagers », souligne-t-il.
Le projet de code d’efficacité dans les bâtiments neufs doit conduire à des bâtiments qui consomment moins d’énergie, indique-t-il. Un projet auquel les architectes et urbanistes sont associés pour qu’on ait des bâtiments peu consommateurs d’énergie électrique.
La diffusion des lampes à basse consommation (Lbc) permettra de diminuer sensiblement les factures d’électricité au sein des administrations. Les audits énergétiques commandités dans les industries les plus énergétivores ont coûté 4 milliards à la Commission ; ce qui a permis d’amener les entrepreneurs à se rendre compte que ces dépenses les défavorisent dans la gestion.
Des explications qui ont été appuyées par celles du directeur général de l’Agence de développement des énergies renouvelables.
« Le pont de Fifadji au Bénin illustre les manifestations évidentes des avantages de l’énergie solaire. La technologie de l’énergie solaire introduite au Bénin grâce au financement de l’Uemoa par le biais du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere) plus connu sous son sigle ou acronyme Prodere procure plusieurs avantages », a déclaré Orou Bata Se Dan, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (Anader), lors de la visite. Ce programme, poursuit-il, a permis d’installer beaucoup de lampadaires solaires, lesquels facilitent aujourd’hui la circulation et participent de la sécurité humaine.


Le coût du projet

Le coût du projet dans sa première phase est estimé à deux milliards deux cents cinquante millions», renseigne-t-il. La phase 1 du projet compte un certain nombre de composantes : lampadaires solaires, mini-centrales solaires, kits solaires et lampes à basse consommation (LBC). Il a été introduit dans l’éclairage public à Cotonou, les lampes à basse consommation (LBC) et c’est une autre couleur. «Il en est ainsi pour prendre en compte le volet efficacité énergétique. Chez nous comme dans la plupart des pays voisins, nous ne sommes pas producteurs d’énergie électrique mais plutôt consommateurs», explique le directeur général de l’Anader. C’est pourquoi il importe, selon lui, que chacun maîtrise sa consommation. «En introduisant les Lbc, nous réduisons notre consommation, l’économie ainsi réalisée permettra à la Sbee de satisfaire les gros consommateurs comme les entreprises et les industries. Avec le financement de l’Uemoa, nous avons pu introduire 1303 lampes à basse consommation dans l’éclairage public dans la ville», précise Orou Bata Se Dan.
Pour le directeur général de l’Anader, les communes devraient se sentir soulagées du fait de l’avènement du Prodere parce que contrairement à certains pays, l’éclairage public au Bénin est à la charge des communes. Ce sont elles qui ont à charge la promotion de l’éclairage public. Ce sont elles qui supportent la facture dudit éclairage. Les caisses desdites communes vont souffler parce que l’énergie que nous utilisons n’est pas vendue. Elle est captée pour être utilisée par la suite. Le témoignage des autorités municipales à ce sujet pourra édifier sur l’utilité des lampadaires solaires de la ville¦

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