A l’occasion du sommet de l’Union économique et monétaire ouest-africaine qui aura lieu à Cotonou demain vendredi 8 janvier et comme c’est souvent le cas à la veille des rencontres du genre, une délégation de journalistes venus des 8 Etats membres de l’Union a visité, mercredi 6 janvier, le projet de protection de la côte à l’est de l’épi de Siafato.

Huit kilomètres constituent le périmètre dans lequel s’inscrit le projet de protection de la côte à l’est de l’épi de Siafato dont le financement a été assuré par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Situé non loin de l’hôtel Eldorado PK3, à la hauteur du poste de péage et de pesage d’Ekpè jusqu’au PK 11, 5km de la route inter-Etat Cotonou-Porto-Novo, ce projet vise à installer neuf ouvrages de protection pour sécuriser les infrastructures socio-économiques et les riverains installés dans l’emprise. Ces ouvrages sont constitués de huit épis de protection et d’un mur de revêtement. Les épis sont espacés d’environ un kilomètre, ce qui couvre un linéaire total de 8 km.

Le projet a été financé grâce au concours des bailleurs de fonds du Golfe que sont la Badea, la Bid, le Fkda, le fonds saoudien, l’Ofid et l’Uémoa, soit un total d’environ 46 milliards de F CFA qui ont permis d’accompagner le Bénin avec le concours de l’Uémoa à concurrence de 2,5 milliards FCFA. Il a été réalisé, précise le coordonnateur Philippe Zoumènou sur une durée de 26 mois par l’entreprise hollandaise Boskalis international.

Impacts

En termes d’impacts, Philippe Zounmènou explique qu’avant l’installation du projet, le constat fait, a montré qu’il y a une vitesse d’érosion moyenne annuelle d’environ 10 m. Mais depuis l’installation des ouvrages, indique-t-il, on constate un engraissement et un niveau de reconstitution certain de la plage. «Au niveau de certains ouvrages, nous sommes déjà à environ 100 m de côte reconstitué», rassure-t-il. Ce qui montre avec évidence les résultats palpables et l’efficacité de la technologie qui a été mise en place.
Les conséquences de l’érosion, selon Philippe Zoumènou, portent sur la perte de 5 à 6 complexes hôteliers et plusieurs milliers de ménages qui ont vu leurs habitations englouties par les eaux et ont dû déménager. De plus, les activités socio-économiques ne tournaient plus. Une situation déplorable aussi bien pour le pays que pour les populations.
Si on prend la vitesse d’érosion minimum de 10m par an, sur 50 ans, cela donne en termes de perte de territoire par le pays, une superficie importante, fait-il remarquer.
Le coordonnateur du projet indique que le phénomène ne touche pas seulement ce segment de la côte béninoise. Il s’observe également au niveau de la côte entre Ouidah et Grand- Popo et fait l’objet actuellement d’études environnementales.
Concernant la réception des ouvrages, Philippe Zoumènou a indiqué que le lot 2 a été définitivement réceptionné en décembre 2015 tandis que le lot 1 le sera probablement après juillet 2016, étant entendu que les travaux ont été divisés en deux lots. La période de garantie est de deux ans et les ouvrages ont été provisoirement réceptionnés en juillet 2014. Ce qui sous-entend que les ouvrages du lot sont toujours sous garantie mais que tous les ouvrages ont été livrés au maître d’ouvrage.

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