Session d’informations sur la COP 21 à l’ABE: Les options du Bénin et la conduite à tenir à Paris

Le ministère de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques a organisé, hier mercredi 18 novembre à la Direction de l’Agence béninoise pour l’Environnement à Cotonou, une séance d’informations sur la COP 21. Parrainée par le secrétaire général du ministère Imorou Ouro-Djeri en présence d’un représentant du ministre de l’Eau, il a été animé par plusieurs cadres du ministère.

La session d’information sur la COP 21 vise à porter à la connaissance des participants, le niveau des préparatifs et échanger sur les différents comportements pour s’assurer d’une participation de qualité afin de pouvoir tirer les différentes opportunités de cette réunion.

L’honneur a échu à Julien Adounkpè, directeur général des changements climatiques de présenter l’ossature des contributions prévues et déterminées au niveau national (CPDN). Sur la CPDN, relève-t-il, c’est à la 19e conférence qu’il a été décidé d’élaborer les CPDN et de les poster sur le site du secrétariat de la Convention. Celle du Bénin, informe-t-il, a été élaborée en août dernier et a rassemblé toutes les composantes de la société (publique et privée). C’est un document qui renseigne sur la superficie, la situation géographique et les principaux choix faits par le Bénin.
«L’adaptation est son option fondamentale»,explique Julien Adounkpè, pendant que l’atténuation prend une part importante dans sa stratégie de développement. Le directeur général des changements climatiques a étayé sa communication avec beaucoup de statistiques. «L’effort que nous ferons pour éviter la déforestation y a été mentionné Les principaux objectifs visés portent sur le renforcement de la gouvernance locale»,renseigne-t-il.

Le point focal

Pour le cadre institutionnel de mise en œuvre des options, selon Julien Adounkpè, c’est le ministère de l’Environnement qui est le point focal de la Conférence cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCED).
S’agissant des moyens, c’est le transfert de technologies Sud-Sud et Nord-Sud, le renforcement de capacités, donc la formation.
30 milliards F CFA ont été estimés pour le financement des projets et programmes prévus.
« Il faut qu’on s’apprête à faire face aux sollicitations pour répondre aux questions des personnes intéressées par nos projets et programmes.», a-t-il conseillé.
Puis Ibila Djibril, point focal changements climatiques, a partagé des informations sur le draft d’accord de Paris, des éléments d’ordre général puis les opportunités de la rencontre. Le Bénin a élaboré sa CPDN, une mouture de qualité, apprécie le point focal.
Sur l’ensemble des CPDN, les deux degrés retenus sont déjà insuffisants, pour avoir des résultats acceptables, fait remarquer le point focal.
En ce qui concerne les opportunités, la FAO, l’OMS, le Fonds Vert climat et le PNUE organisent des réunions formelles pour passer des informations. Certains pays font l’option d’aller dans les said events pour capter des opportunités. Il conseille de lire les agendas annotés pour ceux qui pensent participer à la COP21 afin de ne pas aller perdre leur temps. «Il est impossible de pouvoir participer à toutes les réunions; il y a plusieurs groupes dont entre autres celui des PMA, du G77 qui regroupent le plus de membres et du groupe de l’Afrique. A chacun son génie et selon votre habileté, vous pouvez tirer votre avantage», souligne-t-il.
Pour Ibila Djibril, dans ces réunions, la barrière linguistique demeure un problème qu’il faut régler. L’anglais doit être maîtrisé, rappelle au passage Ibila Djibril le point focal changements climatiques.

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