La Turquie accueillera dans quelques jours une rencontre sur la désertification. Il s’agit de la 12è session de la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies dans le cadre de la lutte contre ce fléau. C’est un rendez-vous auquel le Bénin tient à participer activement. En témoigne l’atelier préparatoire qu’il a organisé à cet effet, depuis hier mardi 22 septembre à Cotonou, et qui prend fin ce jour.

La question de la désertification est un problème environnemental important qui préoccupe le Bénin. C’est à juste titre que son gouvernement a fait de la lutte contre ce phénomène, une de ses principales priorités. Ainsi, organise-t-il depuis hier à Cotonou, un atelier préparatoire de la 12è session de la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

Au cours de leurs travaux, les participants à ces assises auront à échanger sur les problèmes relatifs à la dégradation des terres et à la désertification qui, depuis plus deux décennies, a rappelé le directeur général de l’Environnement, Martin Ayéna, retiennent l’attention des acteurs de développement à travers le monde et qui constituent aujourd’hui, des défis majeurs. « Cette concertation est nécessaire et ses conclusions nous permettront de participer activement aux différentes sessions programmées, en vue de contribuer à atteindre les nobles objectifs de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la dégradation des sols et la désertification», a fait remarquer Martin Ayéna, situant le contexte et les enjeux de l’atelier. «La plupart des pays du monde sont confrontés à ce fléau qui a des conséquences économiques et sociales qui hypothèquent le bien-être des populations vivant dans les régions affectées», a-t-il averti. Pour y réfléchir et y apporter des solutions, la communauté internationale se mobilise, a également rassuré le directeur général de l’Environnement.
En effet, expliqueront, le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, Pascal Tchidimè et la coordonnatrice du Projet de protection et de réhabilitation des sols, Mélanie Djèdjè, les pays de la communauté internationale se retrouvent tous les deux ans, afin d’envisager et de proposer des solutions pour atténuer ses effets. C’est donc pour préparer le Bénin à participer activement à cette rencontre internationale que le ministère de l’Environnement, en collaboration avec la Coopération allemande à travers le Projet de protection et de réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire, a organisé le présent atelier. L’occasion permettra, ont-ils indiqué, d’échanger sur la problématique et d’apprécier les différents documents qui seront soumis aux participants, en vue de recueillir des propositions pour des négociations éventuelles et des partenariats utiles.

Le Bénin pas du reste dans cette lutte

La place que le Bénin accorde à la lutte contre la désertification n’est plus à préciser. Il s’agit, selon le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, Théophile Worou, d’une place de choix. Sur les trois conventions traditionnelles communément appelées « les conventions de la génération de Rio concernant les changements climatiques, la diversité biologique et la désertification, c’est celle qui, selon lui, touche beaucoup plus le continent africain de plein fouet, non seulement, lorsqu’on aborde les questions de déforestation et de désertification, mais aussi de dégradation des terres liées aux techniques culturales qui sont très souvent inadaptées. Il y a aussi, poursuit-il, les questions d’érosion de sol. A l’instar des autres pays africains, le Bénin est aussi préoccupé par la lutte contre la désertification, a confié le ministre Théophile Worou. «C’est la raison pour laquelle, avec l’assistance de la Coopération technique allemande, nous avions décidé de mieux nous préparer afin de nous rendre à la prochaine conférence qui aura lieu en Turquie, muni d’idées claires et précises ; pour que nous puissions aller de l’avant dans le cadre de la mise en œuvre de notre plan d’actions national de lutte contre la désertification», a-t-il expliqué. Il faut, selon lui, que des actions concrètes soient exécutées afin que nos populations à la base, commencent par constater un léger mieux. MG

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