La direction générale de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) a tenu, hier mardi 20 janvier, une importante session de concertation avec ses partenaires techniques et financiers, dans le cadre du lancement des études de la phase III du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses agglomérations. Elle a été ouverte à Cotonou par le directeur général de la société David Babalola, en présence des autorités politico-administratives des localités concernées et de Marcos Béros de la Banque européenne d’investissement.

«L’eau potable constitue la base essentielle de toute dynamique de développement économique et social», conçoit le directeur général de la SONEB, David Babalola. Mais comme elle n’est pas encore une richesse garantie pour tous, le gouvernement par le biais de la SONEB s’associe aux partenaires techniques et financiers pour l’assurer. Pour David Babalola, le défi le plus grand à relever aujourd’hui est d’apporter de l’eau de qualité et en quantité suffisante à toutes les populations urbaines et péri-urbaines en peu de temps. Pour atteindre cet objectif, il est persuadé qu’il faut améliorer la gouvernance de l’eau, comme mode de gestion dans un contexte de solidarité. Il affirme que cette solidarité pour l’eau et l’assainissement n’a pas seulement pour but d’assister les plus démunis, mais aussi et surtout de leur procurer les moyens matériels et intellectuels grâce au concours des partenaires techniques et financiers et l’élaboration de stratégies. Les efforts faits ces dernières années par la SONEB avec l’accompagnement des PTF ont permis d’atteindre des résultats probants dont, entre autres, l’élaboration et la mise en place de la stratégie de l’alimentation en eau potable et assainissement en milieu urbain et péri-urbain, l’accroissement du taux de desserte passant de 48% en 2006 à plus de 72% aujourd’hui avec les perspectives que ce score sera bientôt encore amélioré pour atteindre les 75% prévus par les ODD, l’accroissement des financements, la réalisation des projets et la participation aux investissements sur fonds propres.

La SONEB, selon son directeur général, en tant qu’opérateur public, doit fournir de l’eau aux populations des zones urbaines et péri-urbaines dans un cadre de tarification et de péréquation adéquate. Mais elle ne doit pas perdre de vue les attentes de l’Etat, des consommateurs et des PTF. «L’eau est notre richesse. Chers PTF, plongeons, nageons ensemble pour atteindre l’autre rive, celle de la solidarité pour l’eau et l’assainissement», a-t-il vivement appelé, témoignant sa gratitude à tous ceux qui ont appuyé la SONEB et continuent de le faire.

Un appel auquel a répondu Marcos Béros, représentant la Banque européenne d’investissement. «C’est la croissance continue de la demande en eau de Cotonou et des agglomérations voisines qui justifie la présence des PTF», a reconnu Marcos Béros, louant le sens du partenariat qui a prévalu entre l’Union Européenne, les Pays Bas, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Agence française de développement et la Banque bilatérale allemande et la KfW. Et au représentant de la BEI de poursuivre que l’augmentation sensible du volume des ventes, l’amélioration des indicateurs de performance, la couverture à plus de 105% des charges d’exploitation et la croissance exponentielle du nombre d’abonnés, rassurent les PTF que la SONEB peut mener à bien des projets d’investissement d’envergure. Raison pour laquelle, poursuit-il, la BEI a accepté de continuer à le soutenir tout en profitant de l'occasion pour appeler d’autres PTF à se joindre à eux pour le lancement des études de la phase III, cette année même

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