Longtemps passé sous silence, le fléau de pollution de l’environnement attire enfin à nouveau l’attention des autorités judiciaires à Parakou. Le procureur de la République près le tribunal de Parakou, Jules Chabi Mouka, annonce la répression pour bientôt et ce, après des séances de sensibilisation qui démarrent dès la semaine prochaine.

Les propriétaires de maisons à puisards ouverts qui polluent l’atmosphère, ceux qui jettent les ordures n’importe où et n’importe comment et les citoyens qui font subir des nuisances sonores tout le temps à leur voisinage, sont désormais dans le collimateur du procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Parakou. Jules Chabi Mouka annonce qu’ils subiront dans les prochaines semaines la rigueur de la loi. Mais avant de passer à la traque et à la répression, les cibles seront sensibilisées sur les textes en la matière et les sanctions encourues. La première séance est prévue pour le mercredi 14 janvier prochain au niveau du troisième arrondissement.
Des odeurs de pourriture pestilentielles qui empêchent de respirer, des essaims de mouches envahissantes par endroits, des caniveaux, réceptacles d’ordures ménagères qui puent à longueur de journée, montrent à quel point l’insalubrité est à son comble dans certaines rues de Parakou. A ce cocktail explosif infernal, s’ajoute le bruit, un mal impénitent devenu quelque peu la norme dans la cité des Kobourou et qui tue l’ouïe au quotidien. Des bondieusards se livrent à des vacarmes assourdissants dans des églises et mosquées. Des tenanciers de bars, de scieries, d’ateliers de soudure et d’autres commerces font distiller gaillardement et impunément des incongruités acoustiques aux coins de la rue tout comme les organisateurs de funérailles, de mariage, de baptême, etc. Sans aucun respect pour leur entourage, des propriétaires de moulins à céréales et à condiments allument à tout bout de champ leurs engins même aux heures de repos. Des usagers de la route klaxonnent à l’emporte-pièce sans aucune civilité: n’importe quoi, n’importe comment, n’importe quand et n’importe où, même dans un centre de santé ou dans un établissement scolaire. Des autorités politico-administratives : ministres, députés et autres individus abusent des sirènes. Vivement que tous ces accros des forts décibels soient effectivement interpellés et subissent la rigueur de la loi en cas d’inobservance des règles, afin d’éviter les troubles de l’attention et du sommeil, la fatigue, le stress, l’anxiété, l’aggravation de la tension chez les personnes fragiles et surtout les déficiences auditives et les crises cardiaques dues au bruit intense ou permanent !

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