La validation du plan d’action des services climatiques mobilise à Cotonou, du 16 au 17 mai, des agents de la météorologie. L’atelier organisé à cet effet vise à établir un consensus sur le contenu du plan pour chaque secteur prioritaire du cadre mondial des services climatiques.

L’élaboration du document portant cadre national des services climatiques a démarré en 2017. Un document important, d’après le directeur général de l’Agence nationale de la météorologie du Bénin, Marcellin Nakpon qui donne plus de crédibilité à la structure et démontre le rôle transversal que la météorologie joue dans le processus de développement. «La nation repose sur la météorologie, les nations qui n’ont pas vite compris sont toujours à l’ère primaire. Les pays développés se basent sur la météorologie, la climatologie, et c’est capital», note-t-il. Au cours de l’atelier de deux jours qui regroupe les spécialistes de la météorologie, les participants vont examiner, étudier et amender le projet de document sur le cadre national pour les services climatiques et proposer des interventions prioritaires permettant d’améliorer les services et informations climatiques au Bénin.
Le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, représentant le ministre Alassane Séidou a confié que l’atelier s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’Organisation météorologique mondiale qui, soucieuse de la fourniture aux populations des informations climatologiques de qualité, a institué le cadre mondial des services climatiques et recommandé la mise en place des cadres nationaux des services climatiques. Lesquels cadres visent à renforcer l’information climatique d’une part et à améliorer l’information météorologique d’autre part, afin de répondre aux besoins des utilisateurs et des décideurs. Il a informé que ces services sont destinés à la protection des personnes et des biens, à la préservation des ressources naturelles et de l’environnement ainsi qu’au développement socioéconomique. « Cette démarche inclusive marque un grand pas en avant pour une météorologie moderne et fiable qui aspire aux normes internationales et demeure au service de la résilience des populations locales et du développement durable », a affirmé Joseph Ahissou.
Les travaux se déroulent sous la supervision des experts internationaux. C’est le cas du représentant du Cadre mondial pour les services climatologiques, Dr Pascal Yaka et du coordonnateur de projet changement climatique du département de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau, Raoul Kouamé, représentant du Commissaire de la Cedeao à l’environnement et à l’agriculture. Pour le premier, les effets du changement climatique sont visibles et nécessitent des actions concrètes. Le second, pour sa part, a espoir que l’opérationnalisation du cadre national des services climatiques permettra aux structures de la météorologique d’offrir des services de qualité pour lutter contre les changements climatiques.

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