Sous la houlette du Secrétariat de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), le Bénin vient de procéder à l’inventaire de son système national de gestion de gaz à effet de serre. Au terme des travaux d’un atelier tenu du 8 au 12 octobre à Cotonou, des spécialistes du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont salué l’effort fait par le Bénin. Toutefois, le pays est invité à formaliser son système national.

Formaliser le système national d’inventaire des gaz à effet de serre du Bénin en urgence. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les participants à l’atelier sur l’assurance qualité du système national de gestion des inventaires des gaz à effet de serre et des inventaires nationaux de gaz à effet de serre du Bénin, tenu du 8 au 12 octobre à Cotonou. 

L’atelier vise à faire l’examen des inventaires des gaz à effet de serre du Bénin par rapport aux principes de transparence, précision, exhaustivité, cohérence et comparabilité du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) et à formuler au besoin des recommandations. Les experts ont exhorté le Bénin à préparer un plan national détaillé d’amélioration de la qualité des inventaires nationaux où sont identifiées toutes les ressources disponibles, des sources potentielles de ressources supplémentaires, les délais tout en prenant en compte l’analyse des catégories clés et les résultats des analyses d’incertitude. Le Bénin doit aussi estimer des émissions pour le maximum de catégorie clé en utilisant les méthodes de niveau 2 notamment dans le secteur des transports ; développer les facteurs démissions propres au Bénin; collecter les données manquantes et de les documenter dans le prochain inventaire; de veiller à ce que toutes les activités émettrices de gaz à effet de serre soient incluses dans le prochain inventaire y compris les sources confidentielles. Il doit également établir un inventaire forestier national continu couvrant éventuellement toutes les utilisations de terres pertinentes et réaliser des études spécifiques pour collecter des données pour le secteur transport qui est une catégorie clé.
Ces recommandations formulées par les participants ont reçu l’avis favorable des autorités. Elles feront l’objet d’une attention particulière de la part du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable et des partenaires pour leur mise en œuvre, d’après Jeanne Josette Acatcha Akoha, directrice de cabinet du ministre du Cadre de Vie et du Développement durable. Aussi, seront-elles prises en compte dans le cadre de l’élaboration du document de projet national sur le cadre de transparence renforcée (Cbit) au titre de l’Accord de Paris.
« Vous venez d’accomplir une œuvre historique d’intérêt international en offrant au Bénin l’opportunité d’améliorer la qualité de ses inventaires, voire de se doter d’un outil de développement et de décision fiable », a insisté Jeanne Josette Acatcha Akoha. Selon elle, un important effort est fait par le Bénin pour mettre en place un système national d’inventaire de gaz à effet de serre, même s’il est recommandé de prendre urgemment les dispositions idoines pour le formaliser. Elle a aussi confié que l’amélioration de la qualité des données d’activité du Bénin et l’utilisation de la méthode de niveau 2 du Giec pour les catégories clés sont impérieuses surtout pour le secteur des transports, si le pays aspire à améliorer de façon substantielle la qualité de ses inventaires de gaz à effet de serre par rapport aux principes du Giec.

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