L’entrée en vigueur de la loi n°2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables implique de nouvelles dispositions quant à leur usage qui n’est pas sans conséquence sur le cadre de vie. Loin d’une lutte acharnée, le gouvernement fait l’option de la sensibilisation et de l’accompagnement des unités de production locales pour les sachets biodégradables recommandés.

Les sachets non biodégradables sont interdits d’usage au Bénin depuis le vote de la loi n° 2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables. Depuis lors, l’option de la répression s’impose au gouvernement pour mettre fin à la commercialisation des sachets non conformes, c’est-à-dire les sachets non biodégradables qui polluent le cadre de vie. Mais il n’en est encore rien.
Le gouvernement a privilégié l’option de la sensibilisation, de l’orientation des citoyens sur la conduite à tenir ainsi que l’accompagnement des unités de production puis la facilitation de l’importation de sachets aux commerçantes. Le gouvernement, selon nos sources, a fait cette option responsable, pour réussir à extirper du marché de façon progressive les sachets non biodégradables qui se retrouvent encore sur les étalages au niveau des marchés. La récente sortie du préfet du département du Littoral en compagnie du directeur général de l’environnement et du climat et ses cadres, ce vendredi 12 octobre, s’inscrit dans le cadre de cette campagne de sensibilisation des usagers des marchés pour leur montrer la voie à suivre pour se procurer des sachets biodégradables.
Une équipe du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable a eu à assister, il y a quelques jours, à la réception d’une importante quantité de sachets biodégradables. Environ 180 tonnes de sachets bio qui, sans doute, seront déversés sur le marché. Cette démarche du ministère est un exemple selon des personnes averties de la chose environnementale. Dans le processus, la répression n’est pas l’élément le plus important. Ce qui compte c’est que les populations puissent adopter les sachets biodégradables et changent de comportement de façon progressive, pour leur bien-être et la protection de l’environnement. Quant à l’importation des sachets, il est à noter que les formalités sont assouplies et plusieurs entreprises sont sur le point de démarrer leurs activités, ce qui va faciliter aussi la compétitivité et l’accessibilité du coût, selon les explications du directeur général de l’environnement et du climat. Le ministère se charge ainsi du contrôle de qualité de ces emballages nouvellement arrivés qui vont inonder le marché bientôt.

Un sujet sensible

Quand on parle de sachet biodégradable, les spécialistes indiquent qu’il s’agit d’un sujet sensible. De sources proches du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable affirment que le sujet est sensible et qu’il est important de l’aborder avec délicatesse. Sensible du point de vue qualité bio ou oxo et de la capacité des unités locales à produire les sachets selon les normes sans tricher sur leur qualité. Il faut reconnaître que les sachets oxo-dégradables sont loin d’être une solution écologique, non polluante et 100% biodégradables; donc sans aucun avantage pour l’environnement, selon nos sources. Il est opportun de prendre toutes les dispositions afin de limiter la production non conforme de sachets biodégradable.

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