Les abords des voies pavées et les ruelles de la ville de Cotonou servent de dépotoir d’ordures pour les ménages. Le phénomène prend d’ampleur et interpelle non seulement les citoyens mais aussi et surtout les autorités municipales.

Le dépôt d’ordures ménagères le long des artères de la ville de Cotonou est devenu un fait courant depuis quelque temps. Un acte d’incivisme devenu une habitude sans aucune réaction de la part des autorités communales. L’on pouvait croire que Cotonou est débordée par les ordures. Les usagers de la route côtoient ces déchets qui sont déposés au niveau de certains carrefours et boulevards dans la ville de Cotonou au quotidien. Les ménages transforment ainsi des trottoirs réservés aux piétons en des dépotoirs d’ordures.
Un acte qui contraste avec les règles environnementales et l’assainissement du cadre de vie pour lequel se bat le gouvernement de la Rupture dont la vision est d’offrir un cadre de vie décent aux citoyens. L’engagement est ferme et se matérialise par les libérations des espaces publics occupés illégalement. Depuis lors, certains espaces sont aménagés mais d’autres sont en attente d’aménagement en jardin public prévu par le gouvernement. Certains ménages constituent une menace au cadre de vie par leurs actes à l’égard de l’écosystème. Ils participent par leurs actes à la pollution, indisposant de ce fait les habitants et autres usagers de la route. Des jets d’ordures dans tous les coins sans ménagement. De l’avenue du Canada en passant par Gbégamey, Fifadji, Cadjèhoun, Saint Cécile, Gbèdjromèdé…, la pollution a atteint son paroxysme.
La situation désole les usagers impuissants, qui interpellent les autorités. Devant un tas d’ordures disposées le long de la voie pavée menant du carrefour 5e Dimension au marché Gbégamey de Cotonou situé à quelques encablures du site de transfert des ordures réalisé grâce au Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu), Alpha Ismaïl, un riverain n’a pas pu contenir sa colère. « C’est de la responsabilité de l’Etat et des autorités municipales si les ordures sont déposées aux bords des pavés », s’écrie-t-il. Cela ne pouvait se passer ainsi si les riverains n’ont pas eu la caution de le faire, pense-t-il, avant de confier que l’acte crée la pollution et indispose les usagers de ce tronçon. Alpha Ismaïl estime que les riverains, présumés auteurs de ces actes d’incivisme, doivent se sentir gênés par leurs actes.
« Comment s’imaginer que dans une ville comme Cotonou, des gens se permettent de déposer des ordures le long des axes routiers ? », s’est demandé un étudiant aux prises avec des sacs de jute contenant des déchets, des emballages de sachets plastiques, des objets usagers de toutes sortes, qui l’ont contraint à descendre du trottoir pour poursuivre son chemin. Selon ce dernier, il y a lieu de revoir la gestion des ordures ménagères dans la ville.
Le passage des véhicules de la société en charge de la collecte des ordures ménagères pour ramasser les divers déchets jetés dans la ville, contrairement à la pratique habituelle d’enlèvement des ordures dans les ménages, renseigne sur une certaine légèreté des autorités. Après la pollution des artères, un véhicule passe par la suite pour ramasser les ordures. Ce qui laisse croire que les auteurs des dépôts ‘’sauvages d’ordures’’ ont reçu la caution des autorités, pour commettre leurs forfaits. Les explications de l’un des agents commis au chargement des bennes à ordures sur l’un des sites de transfert d’ordures de Cotonou laisse pantois. Le combat pour l’assainissement du cadre de vie impose de réprimer les actes de pollution environnementale. Les autorités ne doivent pas fléchir, car l’image de la ville en dépend.

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