Le Comité national du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Conacilss) a organisé du 14 au 16 juin dernier, un atelier pour réfléchir à la stratégie à mettre en œuvre pour atteindre de meilleurs résultats, notamment en ce qui concerne la contribution du Bénin au fonctionnement du Cilss, la priorisation des appuis attendus et le positionnement de ses cadres à des postes stratégiques au sein de l’institution régionale.

Le dérèglement climatique et ses effets sont au centre des préoccupations dans les pays d’Afrique au Sud du Sahara. Les États du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, pour mieux faire face aux défis de la désertification et de la sécheresse, sont réunis au sein du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss). Sur le plan national, c’est le Comité national (Conacilss) qui est le point focal du Cilss. 

Le Bénin ayant adhéré au Cilss depuis 2012, son Comité national manque de dynamisme, pendant que le pays ne paie pas ses cotisations mais bénéficie de l’assistance technique et financière de l’Institution régionale. Pour remédier à cet état de choses qui bloque la désignation des cadres béninois au sein des instances du Cilss, le Conacilss a convié, du 14 au 16 juin dernier, les ministères sectoriels, les institutions spécialisées ou de recherche, d’acteurs non étatiques et les partenaires techniques, à une concertation pour réfléchir en vue d’améliorer la contribution et le positionnement du pays au sein de l’institution régionale.
Les participants ont échangé pour "une meilleure connaissance du Cilss et un rayonnement de son comité national" au Bénin. Les travaux ont porté essentiellement sur l’organisation et le fonctionnement du Cilss, les diverses thématiques relatives à ses domaines d’intervention. Les réflexions ont porté par ailleurs sur comment accroître tant la visibilité du Cilss au Bénin que la représentativité du Bénin au sein de l’institution régionale, les contraintes à lever pour améliorer la crédibilité et la représentativité du Bénin.
Les participants, répartis en groupes, ont proposé des solutions durables suivant les axes de réflexion pour permettre au Bénin de faire face à ses engagements financières, vu que depuis son adhésion en 2012, le pays ne s’est jamais acquitté de ses cotisations pour le fonctionnement du Cilss.
Pour appréhender les enjeux et les questions prioritaires et émergentes de l’agenda 2030 du Cilss, plusieurs questions ont fait l’objet de communications thématiques introductives aux travaux de groupe. Elles ont porté sur le changement et les perturbations climatiques, l’occupation et l’utilisation des terres en Afrique de l’Ouest, ainsi que l’approche territoriale de développement agricole et les implications pour la sécurité alimentaire et nutritionnel.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 2276 fois