Un dialogue national réunissant les parties prenantes est ouvert, ce mardi 8 mai à Cotonou, en vue de s’approprier les nouvelles stratégies pour concevoir les projets intégrés à grands impacts pour l’amélioration du cadre de vie de la population dans la perspective du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (Fem).

Le Bénin a lancé, ce mardi 8 mai, deux jours d’échanges sur la reconstitution du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial. « Cette rencontre est une opportunité et le Bénin espère tirer le maximum de ce dialogue national pouvant lui permettre de tirer profit du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (Fem)», indique Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. 

Delphin Aïdji, directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et point focal opérationnel du Fem, explique que cette rencontre est organisée dans la perspective du septième Fem qui remplacera le sixième qui vient à échéance en juin prochain. Ce sixième cycle avait permis de mobiliser des ressources en appui direct-subvention de 10 millions de dollars. Ce qui a facilité la mobilisation de beaucoup d’autres cofinancements de plus de 50 millions de dollars pour des projets de lutte contre l’érosion côtière, les dégradations des terres, de biodiversité et de reconstitution du couvert forestier, entre autres.
Le Bénin est le premier pays éligible au Fem qui organise une telle rencontre qui devrait « permettre à toutes les parties prenantes de s’approprier les nouvelles stratégies pour pouvoir concevoir les projets intégrés à grands impacts pour l’amélioration du cadre de vie de la population », selon Delphin Aïdji. Le pays compte solliciter davantage au titre du cycle 7. C’est pour cela que le ministre Tonato a invité chaque participant à enrichir le débat aux fins de tirer le maximum d’information pour permettre au Bénin d’optimiser la mobilisation des ressources du Fem et les autres guichets financiers connexes pour le financement des projets intégrés à grands impacts sur l’amélioration des conditions de vie de la population.
Reconnaissant les limites du Bénin à tirer le maximum de possibilités financières qui existent aujourd’hui à l’échelle mondiale, le ministre Didier José Tonato affirme : « Notre défi est de nous organiser, renforcer nos capacités pour tirer profit des opportunités de financement ». « L’ambition du gouvernement, c’est d’avoir une croissance économique endossée au développement durable... C’est sur ce plan que nous pensons que le septième cycle du Fem va nous accompagner avec ses nouveaux mécanismes », ajoute-t-il.
Ibrahima Sow, représentant de la directrice générale du Fem, a rappelé que les écosystèmes sont poussés à bout. Pour lui, « La pression exercée sur les ressources sera exaspérée dans les années à venir, dans la perspective d’une croissance démographique qui va presque doubler la population mondiale d’ici à 2030, avec une forte urbanisation envisagée ». Ces projections, souligne-t-il, demandent un changement dans les systèmes clefs dont l’agriculture et l’alimentation, l’eau et la gestion durable des forêts.

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